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	<title>Les îles subantarctiques &#187; Amsterdam</title>
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	<description>Un blog sur les îles subantarctiques</description>
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		<title>Les &#8220;grandes oreilles&#8221; subantarctiques</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Jul 2010 14:04:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>M. Christian Gaudin, sénateur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Amsterdam]]></category>
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		<category><![CDATA[îles subantarctiques]]></category>
		<category><![CDATA[Ministère de la Défense]]></category>
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		<category><![CDATA[TICE]]></category>

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		<description><![CDATA[Je vous recommande tout particulièrement la lecture de la page 2 du Figaro du 7 juillet dernier, rubrique &#8220;recto &#38; verso&#8220;, qui s&#8217;intéresse au réseau mondial de détection des essais nucléaires dans le cadre du traité d&#8217;interdiction complète de 1996, le TICE. Le reportage est signé Maurin Picard.
Aujourd&#8217;hui, 241 stations sur les 321 prévues à terme sont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-730" title="TICEKER" src="http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/files/TICEKER-300x168.jpg" alt="TICEKER 300x168 Les grandes oreilles subantarctiques" width="300" height="168" />Je vous recommande tout particulièrement la lecture de <a href="http://www.lefigaro.fr/international/2010/07/06/01003-20100706ARTFIG00550-les-grandes-oreilles-de-la-planete.php">la page 2 du Figaro</a> du 7 juillet dernier, rubrique &#8220;<em>recto &amp; verso</em>&#8220;, qui s&#8217;intéresse au réseau mondial de détection des essais nucléaires dans le cadre du traité d&#8217;interdiction complète de 1996, le TICE. Le reportage est signé Maurin Picard.</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd&#8217;hui, 241 stations sur les 321 prévues à terme sont en fonctionnement. Elles permettent une détection sismique, hydroacoustique, infrason et radionucléide.</p>
<p style="text-align: justify;">Pami elles, la France a mis en place une station à Kerguelen et des éléments de surveillance à Crozet. <a href="http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/2010/04/03/essai-nucleaire-interdit/">J&#8217;avais visité celle de Kerguelen</a> lors de mon passage dans les îles. On comprend à nouveau toute l&#8217;importance de ces &#8220;<em>confétis stratégiques</em>&#8221; qui permettent aussi une surveillance préventive des tsunamis. Je suis aussi frappé ce matin par la photo qui illustre l&#8217;article du Figaro, c&#8217;est la station de Tristan da Cunha, construite sur le même modèle que celle de Kerguelen ! Une nouvelle raison de réfléchir au <a href="http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/2010/05/05/amsterdam-tristan-da-cunha-iles-jumelles-a-jumeler/">rapprochement entre ces îles</a> ?</p>
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		<title>Éliane, îlienne</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Apr 2010 16:50:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>M. Christian Gaudin, sénateur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Amsterdam]]></category>
		<category><![CDATA[TAAF]]></category>

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		<description><![CDATA[Éliane est DisAms (Chef du district d’Amsterdam). Centralienne, elle a l’expérience du management dans une usine de production. Elle est aussi marine comme sa terre natale du Cotentin l’y invitait. Elle a déjà mené son voilier sur des mers difficiles en allant en Géorgie du Sud. C’est d’ailleurs là qu’elle a attrapé le virus des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-630" title="clip_image002" src="http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/files/clip_image00250.jpg" alt="clip image00250 Éliane, îlienne" width="77" height="137" />Éliane est DisAms (Chef du district d’Amsterdam). Centralienne, elle a l’expérience du management dans une usine de production. Elle est aussi marine comme sa terre natale du Cotentin l’y invitait. Elle a déjà mené son voilier sur des mers difficiles en allant en Géorgie du Sud. C’est d’ailleurs là qu’elle a attrapé le virus des terres australes. </p>
<p style="text-align: justify;">Amsterdam est un peu comme Capoue, délicieuse et piégeuse. Le district a la réputation d’être difficile à gérer. Je ne sais pas si c’est tout à fait vrai, mais cela fait une sacrée expérience humaine. </p>
<p style="text-align: justify;">Pour moi, c’est encore une belle rencontre. Merci vraiment pour la chaleur de votre accueil et votre fierté de nous montrer « <em>la plus belle île des TAAF</em> ». Merci également aux hivernants qui se sont mobilisés aussi bien pour la logistique de l’OP que pour assurer la dernière escale et le traditionnel barbecue final. Bon vent à tous ! </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-629"></span><img class="alignleft size-full wp-image-631" title="clip_image003" src="http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/files/clip_image00340.jpg" alt="clip image00340 Éliane, îlienne" width="74" height="137" />Merci aussi à ceux de Ker ou de Cro qui sont descendus à terre faire « <em>Petite Marie</em> », c&#8217;est-à-dire le service à table, la vaisselle, le ménage, ou prendre le relais à la DZ pour assurer la sécurité et le déchargement, sur une base dont la population a été multipliée par trois ou quatre pendant 48 heures.</p>
<p style="text-align: justify;">Les pêcheurs de la base s’étaient donné le mot bien des jours avant pour pouvoir mettre la fameuse langouste d’Amsterdam au menu de l’OP (opération portuaire), c&#8217;est-à-dire de l’escale du Marion Dufresne. Les cuisiniers réunionnais ont fait des merveilles pour fêter l’anniversaire de François, le photographe, et de Pascal, le pilote de l’hélicoptère.</p>
<p style="text-align: justify;">Amsterdam a une tradition de douceur et d’hospitalité. L’île a été une fois encore à la hauteur de sa réputation même si nous n’avons pas eu le privilège d’une fête à <em>L’Otary Club</em> : une caverne aménagée dans un tunnel volcanique…</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le port d’Amsterdam, il y a des chercheurs qui chantent…</p>
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		<title>Poups 840</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Apr 2010 09:46:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>M. Christian Gaudin, sénateur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Amsterdam]]></category>
		<category><![CDATA[faune et flore]]></category>

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		<description><![CDATA[Dimanche début d’après-midi, je suis avec Laurent, le VCAT du laboratoire de Chizé, et Yves Frenot à MAE, la Mare aux éléphants, une plage de gros galets où est suivie une colonie d’otaries d’Amsterdam. 
 
 
 
Elle se distingue notamment de celle de Kerguelen par sa couleur. Les petits, que tous ici appellent « Poups », sont couleur chocolat noir. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-624" title="clip_image002" src="http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/files/clip_image00249.jpg" alt="clip image00249 Poups 840" width="137" height="109" />Dimanche début d’après-midi, je suis avec Laurent, le VCAT du laboratoire de Chizé, et Yves Frenot à MAE, la Mare aux éléphants, une plage de gros galets où est suivie une colonie d’otaries d’Amsterdam. </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-625" title="clip_image003" src="http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/files/clip_image00339.jpg" alt="clip image00339 Poups 840" width="137" height="121" />Elle se distingue notamment de celle de Kerguelen par sa couleur. Les petits, que tous ici appellent « Poups », sont couleur chocolat noir. Les parents affichent un pelage bicolore marron gris sur le dos, roux sur le poitrail. Cette coloration est surtout marquée chez les mâles qui sont également dotés d’une petite crête de poils sur le dessus du crâne. </p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-623"></span>Le travail de Laurent est de poursuivre le suivi de la population d’otaries. Il procède au marquage des petits qui sont ainsi identifiés, mesurés et pesés régulièrement. Ce travail s’insère dans une étude des lignées, les parents étaient eux-aussi bagués. Cela implique déjà un suivi minimum sur cinq ans : l’âge approximatif de la reproduction pour les femelles et dans les faits sur plusieurs dizaines d’années pour s’effectuer sur plusieurs générations, ce qui est la grande force de la recherche française sur ces îles. </p>
<p style="text-align: justify;">Cela me donne l’occasion de souligner combien il serait important que le CNRS et l’INEE labellisent comme le fait l’INSU des observatoires en environnement, mais j’aurai l’occasion d’y revenir, je reviens aux otaries. </p>
<p style="text-align: justify;">Laurent m’indique qu’on observerait actuellement un accroissement de la taille des meilleurs reproducteurs et de leur progéniture, ce qui pourrait s’expliquer par un éloignement de plus en plus fréquent du front polaire où les otaries vont se nourrir, adaptation au changement climatique et manifestation de l’évolution toujours à l’œuvre. </p>
<p style="text-align: justify;">Ils posent également des balises pour comprendre les trajets en mer au-delà du simple et classique système de CMR : capture, marquage, recapture, qui lui a tout de même permis de constater que les petits de l’année pouvaient déjà nager assez loin tout autour de l’île. </p>
<p style="text-align: justify;">Après avoir été chassées pour leur fourrure au 19<sup>e</sup> siècle, les otaries se portent bien, il semblerait qu’elles aient atteint un optimum à Amsterdam et que la population soit maintenant devenue densité dépendante, ce que le suivi confirmera ou non dans les prochaines années. </p>
<p style="text-align: justify;">Les Poups sont encore allaités à cette période mais seulement toutes les trois semaines environ. Les mères retrouvent leurs petits au son de leur cri, ce qui donne une atmosphère sonore assez particulière à la base qui est toute proche. Mais l’identification certaine avant allaitement se fait à l’odeur. Les mâles ne participent pas à l’élevage des juvéniles.</p>
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		<title>Phylica, arbre de la joie</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Apr 2010 08:32:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>M. Christian Gaudin, sénateur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Amsterdam]]></category>
		<category><![CDATA[biodiversité]]></category>
		<category><![CDATA[faune et flore]]></category>
		<category><![CDATA[phylica]]></category>

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		<description><![CDATA[On trouve à Amsterdam, un arbuste, le phylica arborea. Peu de chose apparemment et pourtant une belle et grande histoire. Une joie aussi, celle d’une espèce qui renaît et celle d’Yves Frenot ou de Cédric Marteau qui, m’accueillant au bois de phylicas, me communiquent leur bonheur intense de voir le biotope de l’île reprendre vie.
 Le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-618" title="clip_image002" src="http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/files/clip_image00248.jpg" alt="clip image00248 Phylica, arbre de la joie" width="137" height="107" />On trouve à Amsterdam, un arbuste, le phylica arborea. Peu de chose apparemment et pourtant une belle et grande histoire. Une joie aussi, celle d’une espèce qui renaît et celle d’Yves Frenot ou de Cédric Marteau qui, m’accueillant au bois de phylicas, me communiquent leur bonheur intense de voir le biotope de l’île reprendre vie.</p>
<p style="text-align: justify;"> Le phylica est un bois précieux, non qu’il égale l’acajou du Brésil pour la marqueterie ou le bois de fer pour la construction, mais tout simplement parce qu’il ne vit que là, à Amsterdam. C’est le seul arbre à s’être naturellement acclimaté dans cette île, son seul père, fils, frère ou cousin, on se sait pas vraiment, se trouve à Tristan da Cunha, une île au milieu de l’Atlantique Sud. Mystère de l’évolution !</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-617"></span>L’histoire humaine du phylica débute à la découverte de l’île d’Amsterdam par les compagnons survivants de Magellan, le 18 mars 1522. Le premier document relatif au phylica date du voyage de Van Vlaming, en 1696, qui décrit l’île ceinturée d’une forêt entre 100 et 250 mètres d’altitude. Pendant près de trois siècles, le phylica ne va pas cesser de perdre du terrain. Les navigateurs le coupent pour faire du bois, des incendies ravagent l’île et, surtout, à partir de 1870, un troupeau de bovins va commettre d’irrémédiables dégâts. </p>
<p style="text-align: justify;">Six bovins sont implantés sur l’île par un dénommé Heurtin pour en tenter l’élevage mais il quitte l’île dès 1871, laissant les bêtes sur place. Cent ans plus tard, le troupeau à conquis la quasi totalité de l’île. Il est devenu « densité dépendant », c&#8217;est-à-dire que la dynamique de la population est corrélée aux fluctuations des ressources disponibles en eau et en fourrage. Il est en mauvais état sanitaire. Sous sa pression, la couverture de phylicas a régressé et avec lui la flore autochtone. Le sol s’est érodé et raviné. </p>
<p style="text-align: justify;">Du phylica, il ne reste plus que le « bois de phylicas », quelques dizaines d’arbres entourés par une haie de cyprès qui les étouffe plus qu’elle ne les protège. Nous sommes alors en 1987. L’administration supérieure des TAAF, s’appuyant sur des travaux scientifiques, prend conscience du caractère précieux du phylica comme d’ailleurs de l’albatros d’Amsterdam et du danger présenté par les vaches. Une première campagne d’abattage est menée et une clôture posée pour protéger une partie de l’île. Un programme de restauration est lancé. Entre 1988 et 1994, ce sont près de 7 000 phylicas qui sont replantés dans les zones favorables après élevage en pépinière. </p>
<p style="text-align: justify;">Le projet de restauration du phylica va être relancé par la création de la réserve naturelle des TAAF, en 2006. L’abattage de la haie de cyprès est décidé et mené à bien. Parallèlement, le troupeau, qui avait été cantonné plus strictement, vient d’être complètement éliminé. Les derniers bovins ont été tués au cours de l’été austral par une équipe de trois chasseurs rémunérés par la réserve naturelle. </p>
<p style="text-align: justify;">C’est la situation que nous trouvons à notre arrivée. Au bois de phylica, l’émotion d’Yves Frenot et de Cédric Marteau est communicative. Le parfum des fleurs de phylica imprègne l’air : merveilleux ! La différence de flore entre le bois et l’extérieur est directement visible, même au néophyte que je suis. Le sol est différent, plus souple. Nous découvrons là de nombreuses espèces de mousses ou de fougères complètement invisibles ailleurs, c’est un peu le jardin d’Eden d’Amsterdam. </p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-658" title="CGphylica2" src="http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/files/CGphylica2-159x300.jpg" alt="CGphylica2 159x300 Phylica, arbre de la joie" width="159" height="300" />Beaucoup de travail reste à faire. Il va falloir procéder à l’abattage des eucalyptus et, pendant de nombreuses années encore, à l’arrachage des repousses de ces arbres pour éviter que ces espèces introduites ne les étouffent à nouveau. La pépinière de phylicas et les opérations de plantation vont reprendre en se fondant sur la carte des sols de l’île. </p>
<p style="text-align: justify;">Sur la base chacun est conscient de l’enjeu et la tradition s’est installée que chaque hivernant élève son phylica qui sera replanté par la suite. On voit donc se multiplier les phylicas en pot.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour ma part, après avoir, au bois de phylicas, arraché quelques petits cupressus et eucalyptus, j’ai le plaisir de planter un pied de phylica au pied de la résidence du chef de district, des petits gestes symboliques pour l’avenir de l’île. </p>
<p style="text-align: justify;">Il n’est guère imaginable, à l’horizon d’une vie humaine, qu’Amsterdam retrouve sa ceinture de phylicas, les sols étant à beaucoup d’endroits trop dégradés. Mais, avec l’aide cette fois-ci de la main de l’homme, espérons que, année après année, le phylica saura reconquérir son espace vital.</p>
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		<title>Langouste australe</title>
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		<pubDate>Sat, 10 Apr 2010 08:11:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>M. Christian Gaudin, sénateur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Nous sommes arrivés vendredi soir sur Amsterdam et avons enchaîné par une visite technique de la base. Ce matin, samedi, mon programme est de visiter le navire langoustier l’Austral qui est le seul navire à avoir le droit de pêcher langoustes et poissons dans la ZEE (zone économique exclusive) de St-Paul et Amsterdam. La pêche [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-609" title="clip_image002" src="http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/files/clip_image00246.jpg" alt="clip image00246 Langouste australe" width="137" height="107" />Nous sommes arrivés vendredi soir sur Amsterdam et avons enchaîné par une visite technique de la base. Ce matin, samedi, mon programme est de visiter le navire langoustier l’Austral qui est le seul navire à avoir le droit de pêcher langoustes et poissons dans la ZEE (zone économique exclusive) de St-Paul et Amsterdam. La pêche est finie depuis deux jours et très aimablement le capitaine nous a attendus pour nous permettre de visiter son navire armé par la SAPMER. </p>
<p style="text-align: justify;">Un zodiaque vient nous chercher à la cale, au pied de la base, et nous voilà partis. </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-608"></span><img class="alignleft size-full wp-image-610" title="clip_image003" src="http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/files/clip_image00336.jpg" alt="clip image00336 Langouste australe" width="112" height="137" />Michel Le Glatin, le Capitaine, n’est pas un marin d’eau douce, plus de 30 ans de pêche australe à son actif comme matelot, lieutenant, second et capitaine depuis un peu plus de dix ans. Il nous fait les honneurs du bord.</p>
<p style="text-align: justify;"> L’Austral est un ancien chalutier qui a été transformé pour la pêche à la langouste. C’est un navire de plus de 60 m avec un équipage de 50 marins environ.</p>
<p style="text-align: justify;">Le TAC (total admissible de capture) de 400 tonnes est partagé en deux quotas, l’un pour la langouste côtière, l’autre pour la langouste de fond. Il est réparti entre les deux petits caseyeurs et les quatre doris du bord. Chaque embarcation a son propre patron et son équipe. Chacun est rémunéré, en plus du SMIC pêche légal, à la part de pêche de son embarcation. Tout le monde marche au mérite. Ne devient chef de pêche que celui qui a fait ses preuves et sait amener les autres dans « les bons coins ». </p>
<p style="text-align: justify;">Une fois pêchée, la langouste est triée et traitée. Le premier tri est légal : le poids réglementaire. Aucune langouste de moins de 150 g n’est conservée (<em>Jasus Paulensis</em> est plus petite que la bretonne). Le reste est traité en fonction de la demande des clients : calibrage précis, cuite ou crue, entière ou étêtée. Je suis vraiment impressionné par le dispositif du bord. A sa sortie de l’Austral, la langouste est déjà conditionnée pour les restaurants. Chaque langouste est ensachée individuellement. Des colis de deux fois 5 kg sont préparés. A chaque caisse correspond un calibre particulier. Le poids est exact à 10 g près maximum. Je mesure combien les conditions de vie à bord son éprouvantes avec de longues journées et des cadences soutenues.</p>
<p style="text-align: justify;">L’Austral a aussi une activité de pêche sur quelques poissons de la zone. C’est plus un complément qu’un véritable but, compte tenu des objectifs de rentabilité. </p>
<p style="text-align: justify;">La visite s’achève par un long échange dans la cabine du capitaine autour d’un céviche de langouste et d’un verre de blanc. Le contrôleur de pêche, une femme, nous rejoint ainsi que le Commandant Courtes, et nous devisons plus d’une heure tous ensemble sur la pêche ici et ailleurs. Un excellent moment plein de vérité humaine grâce à l’hospitalité légendaire du patron de l’Austral. </p>
<p style="text-align: justify;">Cette visite ouvre pour moi plusieurs pistes de travail :</p>
<ul>
<li>
<div style="text-align: justify;">La pêcherie langouste paraît bien gérée. Elle repose sur l’avis scientifique du Muséum et, me semble-t-il, sur l’écoute attentive des pêcheurs. Ce dialogue est absolument essentiel.</div>
</li>
<li>
<div style="text-align: justify;">Je me demande pourquoi cette pêcherie n’est pas encore labellisée MSC (Marine Stewardship Council, un organisme international de labellisation des pêcheries durables) puisque la traçabilité et les contrôles sont parmi ce qui se fait de mieux.</div>
</li>
<li>
<div style="text-align: justify;">Par contre, il n’y a pas de pêche scientifique de la langouste : tout repose sur les données de pêche certifiées par les contrôleurs. Cela me semble être une faiblesse.</div>
</li>
<li>
<div style="text-align: justify;">Plus encore, j’apprends qu’un TAC sur les poissons de la zone est alloué sans qu’il y ait de campagne scientifique d’évaluation de la biomasse. Je suis vraiment étonné.</div>
</li>
<li>
<div style="text-align: justify;">Je suis également surpris qu’en dehors des eaux territoriales aucun banc ne soit classé en aire marine protégée.</div>
</li>
</ul>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Pointe Bénédicte référence mondiale</title>
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		<pubDate>Sat, 10 Apr 2010 08:04:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>M. Christian Gaudin, sénateur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Amsterdam]]></category>
		<category><![CDATA[TAAF]]></category>

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		<description><![CDATA[Amsterdam est une référence mondiale en matière d’analyse de l’atmosphère, un véritable atout maître pour les scientifiques français. 
C’est la deuxième plus ancienne station de mesures des concentrations de CO2 après Hawaï où elles ont démarré lors de la 3e année polaire internationale en 1957-1958. Sur Amsterdam, la France fêtera trente années de mesures ininterrompues en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-605" title="clip_image002" src="http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/files/clip_image00245.jpg" alt="clip image00245 Pointe Bénédicte référence mondiale" width="137" height="94" />Amsterdam est une référence mondiale en matière d’analyse de l’atmosphère, un véritable atout maître pour les scientifiques français. </p>
<p style="text-align: justify;">C’est la deuxième plus ancienne station de mesures des concentrations de CO<sub>2</sub> après Hawaï où elles ont démarré lors de la 3<sup>e</sup> année polaire internationale en 1957-1958. Sur Amsterdam, la France fêtera trente années de mesures ininterrompues en 2011. </p>
<p style="text-align: justify;">Ce sont aussi trente ans de hausses continues et accélérées. Aujourd’hui, on tourne autour des 385 ppm de CO<sub>2</sub> (parties par million), un record. </p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-604"></span>Le site présente des qualités exceptionnelles : éloignement de plus de 3 000 km de tout continent et de toute activité humaine. Dans cette zone de l’hémisphère Sud, les masses d’air sont particulièrement pures et brassées car les dépressions peuvent aisément faire le tour de la terre sans être arrêtées. Amsterdam est donc le lieu idéal pour effectuer des mesures de référence. La station de Pointe B est labellisée « observatoire » par l’Institut national des sciences de l’univers (INSU) et la seule de ce type dans tout l’océan Indien. </p>
<p style="text-align: justify;">Les instruments sont tellement précis qu’ils détectent sans difficulté la présence d’un observateur en haut du mât, si les vents dominants tournent, la légère pollution de la base ou encore le passage du Marion Dufresne ou de l’Austral… </p>
<p style="text-align: justify;">D’autres analyses gazeuses sont effectuées : monoxyde de carbone ou radon par exemple. Ce sont des traceurs de masse d’air. Typiquement, leur forte concentration momentanée indique un air venant d’Afrique. </p>
<p style="text-align: justify;">Pour la modélisation du climat, la station assure aussi la mesure des aérosols marins ou terrestres qui ont une influence importante en limitant le rayonnement solaire. La station est évidemment surtout précieuse pour le domaine marin, peu connu, car la région est très productrice d’embruns et de particules biogéniques. </p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, elle est également utilisée par la NASA pour faire des mesures de transparence de l’air par laser.</p>
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		<title>Terre à l’envers, France extrême</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Mar 2010 17:23:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>M. Christian Gaudin, sénateur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Amsterdam]]></category>
		<category><![CDATA[collaboration internationale]]></category>
		<category><![CDATA[îles éparses]]></category>
		<category><![CDATA[îles subantarctiques]]></category>
		<category><![CDATA[Kerguelen]]></category>

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		<description><![CDATA[Drôle de perspective que cette Terre à l’envers pôle Sud vers le haut. Chacun met son pays au centre de la mappemonde, nous, les Américains, les Chinois… Changer de perspective, c’est changer sa manière de voir, c’est voir cette France la tête en bas, cette France extrême.
 Sur la photo, les points dorés représentent les îles [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-131" title="taaf2" src="http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/files/taaf2.jpg" alt="taaf2 Terre à l’envers, France extrême" width="132" height="136" />Drôle de perspective que cette Terre à l’envers pôle Sud vers le haut. Chacun met son pays au centre de la mappemonde, nous, les Américains, les Chinois… Changer de perspective, c’est changer sa manière de voir, c’est voir cette France la tête en bas, cette France extrême.</p>
<p> Sur la photo, les points dorés représentent les îles sous administration des TAAF, subantarctiques et Éparses ainsi que la Terre Adélie. Il manque une pépite pour St-Paul et Amsterdam.<span id="more-130"></span></p>
<p> Être préfet des TAAF, avoir la responsabilité de ce territoire c’est raisonner autrement : 25 % des ZEE françaises, pas d’électeur mais la plus grande population d’oiseaux… C’est être le pédagogue de l’importance de ces territoires avec des contraintes logistiques très exceptionnelles puisqu’ils sont très loin, accessibles uniquement par mer, sans piste d’aviation (à l’exception des Éparses), sans quai de débarquement…</p>
<p> Être présent et actif, c’est garantir leur protection contre la pêche illégale, le pillage ou l’utilisation par des pirates, si la France s’en va d’autres exploiteront ces emplacements. Donnons-nous les moyens d’être à la hauteur de cet héritage et de cette exigence.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Je suis nommé rapporteur</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Feb 2010 17:31:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>M. Christian Gaudin, sénateur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Amsterdam]]></category>
		<category><![CDATA[Crozet]]></category>
		<category><![CDATA[îles subantarctiques]]></category>
		<category><![CDATA[Kerguelen]]></category>
		<category><![CDATA[mission]]></category>
		<category><![CDATA[Saint-Paul]]></category>

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		<description><![CDATA[L’Office vient de me nommer le 9 février 2010 rapporteur pour prendre en charge une étude demandée par le Président de la Commission des finances du Sénat, mon collègue Jean Arthuis (photo), sur l’action de la  France dans ses îles subantarctiques de Crozet, Kerguelen, Saint-Paul et Amsterdam.
Je dois maintenant préparer l’étude de faisabilité et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/files/jean_arthuis.jpg"><img class="size-full wp-image-10 alignleft" title="jean_arthuis" src="http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/files/jean_arthuis.jpg" alt="jean arthuis Je suis nommé rapporteur" width="114" height="166" /></a>L’Office vient de me nommer le 9 février 2010 rapporteur pour prendre en charge une étude demandée par le Président de la <a href="http://www.senat.fr/commission/fin/index.html">Commission des finances</a> du Sénat, mon collègue <a href="http://www.senat.fr/senfic/arthuis_jean83011j.html">Jean Arthuis</a> (photo), sur l’action de la  France dans ses îles subantarctiques de Crozet, Kerguelen, Saint-Paul et Amsterdam.</p>
<p>Je dois maintenant préparer l’étude de faisabilité et donc la manière dont je compte mener ce travail. Elle sera présentée la semaine prochaine.</p>
<p>Dans sa lettre de saisine, Jean Arthuis insiste sur la nécessité de mener l’évaluation de notre présence sur place. En effet, « <em>l’intérêt scientifique n’élude pas la question du rapport coût-avantage d’une présence permanente</em> ». Il s’agit donc, au regard des expériences étrangères pertinentes, tout particulièrement des pays possédant des îles dans les mêmes zones, d’étalonner l’action de la  France en matière de recherche, de protection et de gestion de la biodiversité.</p>
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