<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Les îles subantarctiques &#187; faune et flore</title>
	<atom:link href="http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/tag/faune-et-flore/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques</link>
	<description>Un blog sur les îles subantarctiques</description>
	<lastBuildDate>Fri, 15 Oct 2010 10:19:05 +0000</lastBuildDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.8.6</generator>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
			<item>
		<title>Conserver la biodiversité</title>
		<link>http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/2010/04/26/conserver-la-biodiversite/</link>
		<comments>http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/2010/04/26/conserver-la-biodiversite/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 26 Apr 2010 09:27:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>M. Christian Gaudin, sénateur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[biodiversité]]></category>
		<category><![CDATA[faune et flore]]></category>
		<category><![CDATA[îles éparses]]></category>
		<category><![CDATA[la réunion]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/?p=649</guid>
		<description><![CDATA[Mon retour à La Réunion a également été l’occasion d’approfondir mes connaissances et ma réflexion en matière de conservation de la biodiversité grâce à une visite du Conservatoire botanique national de Mascarin où le directeur, M. Daniel Lucas, m’a présenté les missions pédagogiques et scientifiques.
Le lieu est absolument magique, un ancien domaine de la famille [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-medium wp-image-650" title="conservatoire botanique" src="http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/files/conservatoire-botanique-300x151.jpg" alt="conservatoire botanique" width="300" height="151" />Mon retour à La Réunion a également été l’occasion d’approfondir mes connaissances et ma réflexion en matière de conservation de la biodiversité grâce à une visite du <a href="http://www.cbnm.org/">Conservatoire botanique national de Mascarin</a> où le directeur, M. Daniel Lucas, m’a présenté les missions pédagogiques et scientifiques.</p>
<p>Le lieu est absolument magique, un ancien domaine de la famille Chateauvieux sur les hauteurs de St-Leu donné puis restauré pour servir de parc d’exposition pédagogique au conservatoire.<span id="more-649"></span></p>
<p><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-651" title="Ipomoea" src="http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/files/Ipomoea-150x150.jpg" alt="Ipomoea 150x150 Conserver la biodiversité " width="150" height="150" />Le conservatoire lui-même est fondé sur une structure associative qui a été <a href="http://www.conservatoiresbotaniquesnationaux.com/">labellisée conservatoire botanique national</a> en 1993, le premier outre-mer. Sa mission est essentiellement scientifique : inventorier, conserver et mettre à disposition une expertise pour préserver et gérer la biodiversité végétale des Mascareignes et des Éparses. La Réunion a pu préserver une importante partie de son patrimoine végétal grâce à un relief très difficile à la différence de Maurice ou de Rodrigues. Il est néanmoins menacé par la pression de l’activité humaine et les espèces invasives.</p>
<p> L’un des objectifs du jardin qui a valu au conservatoire d’être labellisé <a href="http://www.cpie.fr/">CPIE</a> (Centre permanent d’initiative pour l’environnement) en 2003, là aussi le premier outre-mer, est justement de présenter la végétation native de l’île pour faire prendre conscience de sa richesse et de sa spécificité comme cette ipomée (<em>ipomoea pes-caprae</em>) typique du littoral sauvage. Il s’agit aussi d’expliquer comment l’action de l’homme a progressivement transformé le milieu naturel au profit de certaines espèces et créé un nouvel environnement naturel agro-pastoral.</p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-654" title="Petite comète" src="http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/files/Petite-comète1-170x300.jpg" alt="Petite comète" width="170" height="300" />La serre des orchidées est aussi une bonne illustration : les responsables du conservatoire me font part de leur souci d’orienter l’intérêt du public vers les espèces horticoles, que l’on peut trouver en magasin, plutôt que les endémiques (superbe Petite Comète en photo) de peur qu’elles soient pillées dans leur milieu naturel, la passion de certains collectionneurs n’ayant malheureusement pas de limite.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/2010/04/26/conserver-la-biodiversite/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Poups 840</title>
		<link>http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/2010/04/11/poups-840/</link>
		<comments>http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/2010/04/11/poups-840/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 11 Apr 2010 09:46:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>M. Christian Gaudin, sénateur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Amsterdam]]></category>
		<category><![CDATA[faune et flore]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/?p=623</guid>
		<description><![CDATA[Dimanche début d’après-midi, je suis avec Laurent, le VCAT du laboratoire de Chizé, et Yves Frenot à MAE, la Mare aux éléphants, une plage de gros galets où est suivie une colonie d’otaries d’Amsterdam. 
 
 
 
Elle se distingue notamment de celle de Kerguelen par sa couleur. Les petits, que tous ici appellent « Poups », sont couleur chocolat noir. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-624" title="clip_image002" src="http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/files/clip_image00249.jpg" alt="clip image00249 Poups 840" width="137" height="109" />Dimanche début d’après-midi, je suis avec Laurent, le VCAT du laboratoire de Chizé, et Yves Frenot à MAE, la Mare aux éléphants, une plage de gros galets où est suivie une colonie d’otaries d’Amsterdam. </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-625" title="clip_image003" src="http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/files/clip_image00339.jpg" alt="clip image00339 Poups 840" width="137" height="121" />Elle se distingue notamment de celle de Kerguelen par sa couleur. Les petits, que tous ici appellent « Poups », sont couleur chocolat noir. Les parents affichent un pelage bicolore marron gris sur le dos, roux sur le poitrail. Cette coloration est surtout marquée chez les mâles qui sont également dotés d’une petite crête de poils sur le dessus du crâne. </p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-623"></span>Le travail de Laurent est de poursuivre le suivi de la population d’otaries. Il procède au marquage des petits qui sont ainsi identifiés, mesurés et pesés régulièrement. Ce travail s’insère dans une étude des lignées, les parents étaient eux-aussi bagués. Cela implique déjà un suivi minimum sur cinq ans : l’âge approximatif de la reproduction pour les femelles et dans les faits sur plusieurs dizaines d’années pour s’effectuer sur plusieurs générations, ce qui est la grande force de la recherche française sur ces îles. </p>
<p style="text-align: justify;">Cela me donne l’occasion de souligner combien il serait important que le CNRS et l’INEE labellisent comme le fait l’INSU des observatoires en environnement, mais j’aurai l’occasion d’y revenir, je reviens aux otaries. </p>
<p style="text-align: justify;">Laurent m’indique qu’on observerait actuellement un accroissement de la taille des meilleurs reproducteurs et de leur progéniture, ce qui pourrait s’expliquer par un éloignement de plus en plus fréquent du front polaire où les otaries vont se nourrir, adaptation au changement climatique et manifestation de l’évolution toujours à l’œuvre. </p>
<p style="text-align: justify;">Ils posent également des balises pour comprendre les trajets en mer au-delà du simple et classique système de CMR : capture, marquage, recapture, qui lui a tout de même permis de constater que les petits de l’année pouvaient déjà nager assez loin tout autour de l’île. </p>
<p style="text-align: justify;">Après avoir été chassées pour leur fourrure au 19<sup>e</sup> siècle, les otaries se portent bien, il semblerait qu’elles aient atteint un optimum à Amsterdam et que la population soit maintenant devenue densité dépendante, ce que le suivi confirmera ou non dans les prochaines années. </p>
<p style="text-align: justify;">Les Poups sont encore allaités à cette période mais seulement toutes les trois semaines environ. Les mères retrouvent leurs petits au son de leur cri, ce qui donne une atmosphère sonore assez particulière à la base qui est toute proche. Mais l’identification certaine avant allaitement se fait à l’odeur. Les mâles ne participent pas à l’élevage des juvéniles.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/2010/04/11/poups-840/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Phylica, arbre de la joie</title>
		<link>http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/2010/04/11/phylica-arbre-de-la-joie/</link>
		<comments>http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/2010/04/11/phylica-arbre-de-la-joie/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 11 Apr 2010 08:32:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>M. Christian Gaudin, sénateur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Amsterdam]]></category>
		<category><![CDATA[biodiversité]]></category>
		<category><![CDATA[faune et flore]]></category>
		<category><![CDATA[phylica]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/?p=617</guid>
		<description><![CDATA[On trouve à Amsterdam, un arbuste, le phylica arborea. Peu de chose apparemment et pourtant une belle et grande histoire. Une joie aussi, celle d’une espèce qui renaît et celle d’Yves Frenot ou de Cédric Marteau qui, m’accueillant au bois de phylicas, me communiquent leur bonheur intense de voir le biotope de l’île reprendre vie.
 Le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-618" title="clip_image002" src="http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/files/clip_image00248.jpg" alt="clip image00248 Phylica, arbre de la joie" width="137" height="107" />On trouve à Amsterdam, un arbuste, le phylica arborea. Peu de chose apparemment et pourtant une belle et grande histoire. Une joie aussi, celle d’une espèce qui renaît et celle d’Yves Frenot ou de Cédric Marteau qui, m’accueillant au bois de phylicas, me communiquent leur bonheur intense de voir le biotope de l’île reprendre vie.</p>
<p style="text-align: justify;"> Le phylica est un bois précieux, non qu’il égale l’acajou du Brésil pour la marqueterie ou le bois de fer pour la construction, mais tout simplement parce qu’il ne vit que là, à Amsterdam. C’est le seul arbre à s’être naturellement acclimaté dans cette île, son seul père, fils, frère ou cousin, on se sait pas vraiment, se trouve à Tristan da Cunha, une île au milieu de l’Atlantique Sud. Mystère de l’évolution !</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-617"></span>L’histoire humaine du phylica débute à la découverte de l’île d’Amsterdam par les compagnons survivants de Magellan, le 18 mars 1522. Le premier document relatif au phylica date du voyage de Van Vlaming, en 1696, qui décrit l’île ceinturée d’une forêt entre 100 et 250 mètres d’altitude. Pendant près de trois siècles, le phylica ne va pas cesser de perdre du terrain. Les navigateurs le coupent pour faire du bois, des incendies ravagent l’île et, surtout, à partir de 1870, un troupeau de bovins va commettre d’irrémédiables dégâts. </p>
<p style="text-align: justify;">Six bovins sont implantés sur l’île par un dénommé Heurtin pour en tenter l’élevage mais il quitte l’île dès 1871, laissant les bêtes sur place. Cent ans plus tard, le troupeau à conquis la quasi totalité de l’île. Il est devenu « densité dépendant », c&#8217;est-à-dire que la dynamique de la population est corrélée aux fluctuations des ressources disponibles en eau et en fourrage. Il est en mauvais état sanitaire. Sous sa pression, la couverture de phylicas a régressé et avec lui la flore autochtone. Le sol s’est érodé et raviné. </p>
<p style="text-align: justify;">Du phylica, il ne reste plus que le « bois de phylicas », quelques dizaines d’arbres entourés par une haie de cyprès qui les étouffe plus qu’elle ne les protège. Nous sommes alors en 1987. L’administration supérieure des TAAF, s’appuyant sur des travaux scientifiques, prend conscience du caractère précieux du phylica comme d’ailleurs de l’albatros d’Amsterdam et du danger présenté par les vaches. Une première campagne d’abattage est menée et une clôture posée pour protéger une partie de l’île. Un programme de restauration est lancé. Entre 1988 et 1994, ce sont près de 7 000 phylicas qui sont replantés dans les zones favorables après élevage en pépinière. </p>
<p style="text-align: justify;">Le projet de restauration du phylica va être relancé par la création de la réserve naturelle des TAAF, en 2006. L’abattage de la haie de cyprès est décidé et mené à bien. Parallèlement, le troupeau, qui avait été cantonné plus strictement, vient d’être complètement éliminé. Les derniers bovins ont été tués au cours de l’été austral par une équipe de trois chasseurs rémunérés par la réserve naturelle. </p>
<p style="text-align: justify;">C’est la situation que nous trouvons à notre arrivée. Au bois de phylica, l’émotion d’Yves Frenot et de Cédric Marteau est communicative. Le parfum des fleurs de phylica imprègne l’air : merveilleux ! La différence de flore entre le bois et l’extérieur est directement visible, même au néophyte que je suis. Le sol est différent, plus souple. Nous découvrons là de nombreuses espèces de mousses ou de fougères complètement invisibles ailleurs, c’est un peu le jardin d’Eden d’Amsterdam. </p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-658" title="CGphylica2" src="http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/files/CGphylica2-159x300.jpg" alt="CGphylica2 159x300 Phylica, arbre de la joie" width="159" height="300" />Beaucoup de travail reste à faire. Il va falloir procéder à l’abattage des eucalyptus et, pendant de nombreuses années encore, à l’arrachage des repousses de ces arbres pour éviter que ces espèces introduites ne les étouffent à nouveau. La pépinière de phylicas et les opérations de plantation vont reprendre en se fondant sur la carte des sols de l’île. </p>
<p style="text-align: justify;">Sur la base chacun est conscient de l’enjeu et la tradition s’est installée que chaque hivernant élève son phylica qui sera replanté par la suite. On voit donc se multiplier les phylicas en pot.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour ma part, après avoir, au bois de phylicas, arraché quelques petits cupressus et eucalyptus, j’ai le plaisir de planter un pied de phylica au pied de la résidence du chef de district, des petits gestes symboliques pour l’avenir de l’île. </p>
<p style="text-align: justify;">Il n’est guère imaginable, à l’horizon d’une vie humaine, qu’Amsterdam retrouve sa ceinture de phylicas, les sols étant à beaucoup d’endroits trop dégradés. Mais, avec l’aide cette fois-ci de la main de l’homme, espérons que, année après année, le phylica saura reconquérir son espace vital.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/2010/04/11/phylica-arbre-de-la-joie/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Langouste australe</title>
		<link>http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/2010/04/10/langouste-australe/</link>
		<comments>http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/2010/04/10/langouste-australe/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 10 Apr 2010 08:11:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>M. Christian Gaudin, sénateur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Amsterdam]]></category>
		<category><![CDATA[faune et flore]]></category>
		<category><![CDATA[pêche]]></category>
		<category><![CDATA[ressources halieutiques]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/?p=608</guid>
		<description><![CDATA[Nous sommes arrivés vendredi soir sur Amsterdam et avons enchaîné par une visite technique de la base. Ce matin, samedi, mon programme est de visiter le navire langoustier l’Austral qui est le seul navire à avoir le droit de pêcher langoustes et poissons dans la ZEE (zone économique exclusive) de St-Paul et Amsterdam. La pêche [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-609" title="clip_image002" src="http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/files/clip_image00246.jpg" alt="clip image00246 Langouste australe" width="137" height="107" />Nous sommes arrivés vendredi soir sur Amsterdam et avons enchaîné par une visite technique de la base. Ce matin, samedi, mon programme est de visiter le navire langoustier l’Austral qui est le seul navire à avoir le droit de pêcher langoustes et poissons dans la ZEE (zone économique exclusive) de St-Paul et Amsterdam. La pêche est finie depuis deux jours et très aimablement le capitaine nous a attendus pour nous permettre de visiter son navire armé par la SAPMER. </p>
<p style="text-align: justify;">Un zodiaque vient nous chercher à la cale, au pied de la base, et nous voilà partis. </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-608"></span><img class="alignleft size-full wp-image-610" title="clip_image003" src="http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/files/clip_image00336.jpg" alt="clip image00336 Langouste australe" width="112" height="137" />Michel Le Glatin, le Capitaine, n’est pas un marin d’eau douce, plus de 30 ans de pêche australe à son actif comme matelot, lieutenant, second et capitaine depuis un peu plus de dix ans. Il nous fait les honneurs du bord.</p>
<p style="text-align: justify;"> L’Austral est un ancien chalutier qui a été transformé pour la pêche à la langouste. C’est un navire de plus de 60 m avec un équipage de 50 marins environ.</p>
<p style="text-align: justify;">Le TAC (total admissible de capture) de 400 tonnes est partagé en deux quotas, l’un pour la langouste côtière, l’autre pour la langouste de fond. Il est réparti entre les deux petits caseyeurs et les quatre doris du bord. Chaque embarcation a son propre patron et son équipe. Chacun est rémunéré, en plus du SMIC pêche légal, à la part de pêche de son embarcation. Tout le monde marche au mérite. Ne devient chef de pêche que celui qui a fait ses preuves et sait amener les autres dans « les bons coins ». </p>
<p style="text-align: justify;">Une fois pêchée, la langouste est triée et traitée. Le premier tri est légal : le poids réglementaire. Aucune langouste de moins de 150 g n’est conservée (<em>Jasus Paulensis</em> est plus petite que la bretonne). Le reste est traité en fonction de la demande des clients : calibrage précis, cuite ou crue, entière ou étêtée. Je suis vraiment impressionné par le dispositif du bord. A sa sortie de l’Austral, la langouste est déjà conditionnée pour les restaurants. Chaque langouste est ensachée individuellement. Des colis de deux fois 5 kg sont préparés. A chaque caisse correspond un calibre particulier. Le poids est exact à 10 g près maximum. Je mesure combien les conditions de vie à bord son éprouvantes avec de longues journées et des cadences soutenues.</p>
<p style="text-align: justify;">L’Austral a aussi une activité de pêche sur quelques poissons de la zone. C’est plus un complément qu’un véritable but, compte tenu des objectifs de rentabilité. </p>
<p style="text-align: justify;">La visite s’achève par un long échange dans la cabine du capitaine autour d’un céviche de langouste et d’un verre de blanc. Le contrôleur de pêche, une femme, nous rejoint ainsi que le Commandant Courtes, et nous devisons plus d’une heure tous ensemble sur la pêche ici et ailleurs. Un excellent moment plein de vérité humaine grâce à l’hospitalité légendaire du patron de l’Austral. </p>
<p style="text-align: justify;">Cette visite ouvre pour moi plusieurs pistes de travail :</p>
<ul>
<li>
<div style="text-align: justify;">La pêcherie langouste paraît bien gérée. Elle repose sur l’avis scientifique du Muséum et, me semble-t-il, sur l’écoute attentive des pêcheurs. Ce dialogue est absolument essentiel.</div>
</li>
<li>
<div style="text-align: justify;">Je me demande pourquoi cette pêcherie n’est pas encore labellisée MSC (Marine Stewardship Council, un organisme international de labellisation des pêcheries durables) puisque la traçabilité et les contrôles sont parmi ce qui se fait de mieux.</div>
</li>
<li>
<div style="text-align: justify;">Par contre, il n’y a pas de pêche scientifique de la langouste : tout repose sur les données de pêche certifiées par les contrôleurs. Cela me semble être une faiblesse.</div>
</li>
<li>
<div style="text-align: justify;">Plus encore, j’apprends qu’un TAC sur les poissons de la zone est alloué sans qu’il y ait de campagne scientifique d’évaluation de la biomasse. Je suis vraiment étonné.</div>
</li>
<li>
<div style="text-align: justify;">Je suis également surpris qu’en dehors des eaux territoriales aucun banc ne soit classé en aire marine protégée.</div>
</li>
</ul>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/2010/04/10/langouste-australe/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La Désirade</title>
		<link>http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/2010/04/09/la-desirade/</link>
		<comments>http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/2010/04/09/la-desirade/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 09 Apr 2010 07:24:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>M. Christian Gaudin, sénateur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[biodiversité]]></category>
		<category><![CDATA[faune et flore]]></category>
		<category><![CDATA[ipev]]></category>
		<category><![CDATA[Saint-Paul]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/?p=599</guid>
		<description><![CDATA[Nous sommes parvenus au petit jour aux abords de l’île St-Paul, une magnifique caldera effondrée et envahie par la mer, accessible par une passe… Je devais y accompagner une équipe scientifique de l’IPEV qui avait plusieurs opérations de maintenance à réaliser, notamment sur un marégraphe et un sismomètre qui sont intégrés aux réseaux d’alerte aux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-600" title="clip_image002" src="http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/files/clip_image00244.jpg" alt="clip image00244 La Désirade" width="137" height="77" />Nous sommes parvenus au petit jour aux abords de l’île St-Paul, une magnifique caldera effondrée et envahie par la mer, accessible par une passe… Je devais y accompagner une équipe scientifique de l’IPEV qui avait plusieurs opérations de maintenance à réaliser, notamment sur un marégraphe et un sismomètre qui sont intégrés aux réseaux d’alerte aux tsunamis dans l’océan Indien. </p>
<p style="text-align: justify;">Malheureusement, St-Paul restera pour moi l’île désirée et mystérieuse. L’équipe IPEV une fois partie en zodiaque, la fenêtre météo se referme, le vent se lève et le brouillard tombe. Trop risqué de quitter le bord. </p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-599"></span>Depuis le bateau, je vois l’intérieur monumental du volcan dont se dégagent encore quelques fumeroles qui font l’objet d’études scientifiques. Bien distincte, à quelques encablures, se détache la Roche Quille. </p>
<p style="text-align: justify;">Celle-ci a joué un rôle très important dans la préservation des espèces de l’île. Envahie par les rats et les lapins, elle était devenue inhospitalière pour le prion de MacGillivray, un oiseau endémique dont il ne restait que 150 couples au début de ce siècle. Pour sauver cette espèce, les TAAF ont réussi l’éradication des deux prédateurs et les oiseaux reconquièrent progressivement leur terre natale. </p>
<p style="text-align: justify;">St-Paul, c’est aussi une île de légende et de mystère. Légende de ses oubliés, ouvriers d’une conserverie de langouste au destin tragique. Mystère des ossements d’un pétrel fossile, espèce endémique disparue ? Espèce chassée par les rats et qui un jour reviendra ? </p>
<p style="text-align: justify;">L’équipe scientifique remonte à bord par l’échelle de pilote, non sans mal en raison de la forte houle. A l’IPEV en plus de géophysicien, il faut aussi être un peu marin et alpiniste ! </p>
<p style="text-align: justify;">Le Marion Dufresne appareille, la corne sonne, laissant St-Paul à la brume. </p>
<p style="text-align: justify;">Quelques minutes après le soleil brille et l’horizon se dégage, nous sommes sur la route d’Amsterdam. </p>
<p style="text-align: justify;"><em>Non licet omnibus in ire Corinthum</em> disaient les Anciens… la nature garde son voile et le voyageur ses rêves.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/2010/04/09/la-desirade/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>BB otarie</title>
		<link>http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/2010/04/06/bb-otarie/</link>
		<comments>http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/2010/04/06/bb-otarie/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 06 Apr 2010 14:20:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>M. Christian Gaudin, sénateur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[faune et flore]]></category>
		<category><![CDATA[Kerguelen]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/?p=594</guid>
		<description><![CDATA[Le site de pointe Suzanne est aussi le lieu d’une importante colonie d’otaries de Kerguelen. Elle est également présente à Crozet. Chassées pour leur fourrure, les populations avaient été complètement décimées dès le début du 20e siècle. Yves Frenot me rapporte que, lors de son hivernage à Crozet en 1982, elles étaient encore extrêmement rares [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-595" title="clip_image002" src="http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/files/clip_image00243-150x150.jpg" alt="clip image00243 150x150 BB otarie" width="150" height="150" />Le site de pointe Suzanne est aussi le lieu d’une importante colonie d’otaries de Kerguelen. Elle est également présente à Crozet. Chassées pour leur fourrure, les populations avaient été complètement décimées dès le début du 20<sup>e</sup> siècle. Yves Frenot me rapporte que, lors de son hivernage à Crozet en 1982, elles étaient encore extrêmement rares et aucune ne s’y reproduisait.</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui, dans la prairie herbeuse en bord de côte, très nombreux sont les petits qui sont encore allaités par leurs mères et qui attendent de pouvoir s’aventurer seuls en mer. Nous assistons d’ailleurs à cette scène touchante, lors de notre parcours.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-594"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-596" title="clip_image003" src="http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/files/clip_image00335-150x150.jpg" alt="clip image00335 150x150 BB otarie" width="150" height="150" />Les otaries ne sont pourtant pas de charmantes boules de poil. Il ne viendrait l’idée à personne de les caresser. Très petites encore, elles n’hésitent pas à marquer une franche hostilité. Il faut se tenir à distance et Cédric Marteau, qui est le premier de notre petite colonne, sifflote régulièrement pour les prévenir de notre arrivée. Nous restons également à distance de sécurité. Car, surprise ou dérangée, l’otarie peut charger à une vitesse surprenante et infliger de très douloureuses morsures qui sont difficiles à désinfecter.</p>
<p style="text-align: justify;">Heureusement pour nous, rien de tout cela ce matin, juste la belle image de ces animaux prenant un bain de soleil.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/2010/04/06/bb-otarie/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le manchot papou</title>
		<link>http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/2010/04/06/le-manchot-papou/</link>
		<comments>http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/2010/04/06/le-manchot-papou/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 06 Apr 2010 13:35:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>M. Christian Gaudin, sénateur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[faune et flore]]></category>
		<category><![CDATA[Kerguelen]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/?p=590</guid>
		<description><![CDATA[J’avais vu quelques manchots papous à Crozet, mais pas de colonie. C’est chose faite depuis ce matin. Elles sont beaucoup moins impressionnantes que celles des royaux.
 
Il est nettement plus petit que son congénère : 75 cm pour 5 kg contre 90 cm pour 13 kg environ. Je vois quelques poussins qui achèvent leur mue avant de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-591" title="clip_image002" src="http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/files/clip_image00242.jpg" alt="clip image00242 Le manchot papou" width="83" height="137" />J’avais vu quelques manchots papous à Crozet, mais pas de colonie. C’est chose faite depuis ce matin. Elles sont beaucoup moins impressionnantes que celles des royaux.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Il est nettement plus petit que son congénère : 75 cm pour 5 kg contre 90 cm pour 13 kg environ. Je vois quelques poussins qui achèvent leur mue avant de partir en mer (photo).</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-590"></span><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-592" title="clip_image003" src="http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/files/clip_image00334-150x150.jpg" alt="clip image00334 150x150 Le manchot papou" width="150" height="150" />Les papous nichent à même le sol dans un petit nid creusé dans la terre et qu’il remplisse de plantes, sans doute de l’acaena ( ?) qui est très abondante ici. La femelle pond deux œufs mais un seul poussin est élevé par les parents. C’est un phénomène vraiment curieux car pondre un œuf demande un effort important, beaucoup d’espèces au contraire réduisent leur ponte comme c’est le cas pour la mouette tridactyle dans l’Arctique. Il faudra que je pose la question quand je rencontrai un « manchologue ».</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/2010/04/06/le-manchot-papou/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>S.A.I. le cormoran</title>
		<link>http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/2010/04/06/s-a-i-le-cormoran/</link>
		<comments>http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/2010/04/06/s-a-i-le-cormoran/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 06 Apr 2010 12:25:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>M. Christian Gaudin, sénateur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[faune et flore]]></category>
		<category><![CDATA[Kerguelen]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/?p=578</guid>
		<description><![CDATA[Les TAAF ont un Préfet et deux empereurs ! Le premier est le plus connu : le manchot Empereur qui vit en Antarctique. Le second l’est moins : le cormoran impérial, endémique de Kerguelen.
A la différence du cormoran noir de nos régions, redoutable ravageur des piscicultures qui ne suscite que peu de sympathie, le cormoran impérial de Kerguelen [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-579" title="clip_image002" src="http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/files/clip_image00237-150x150.jpg" alt="clip image00237 150x150 S.A.I. le cormoran" width="150" height="150" />Les TAAF ont un Préfet et deux empereurs ! Le premier est le plus connu : le manchot Empereur qui vit en Antarctique. Le second l’est moins : le cormoran impérial, endémique de Kerguelen.</p>
<p style="text-align: justify;">A la différence du cormoran noir de nos régions, redoutable ravageur des piscicultures qui ne suscite que peu de sympathie, le cormoran impérial de Kerguelen a une superbe livrée blanche et noire. Ses yeux sont d’un bleu magnifique et son bec est doté de deux caroncules orangées.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p><span id="more-578"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-580" title="clip_image003" src="http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/files/clip_image00333-150x150.jpg" alt="clip image00333 150x150 S.A.I. le cormoran" width="150" height="150" />Il mesure environ 1 m et peut peser plus de 2 kg. Il se nourrit de poissons et d’oursins. Contrairement à beaucoup d’autres espèces d’oiseaux sur l’île, il n’est pas migrateur. Essentiellement côtier, il vit en grandes colonies. Il niche sur des rochers escarpés. Son nid ressemble à une colonne. Il est formé de mousse solidifiée par du guano. Comme il garde le même chaque année, sa hauteur augmente progressivement jusqu’à être plus haut que le cormoran lui-même.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/2010/04/06/s-a-i-le-cormoran/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Choses vues…</title>
		<link>http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/2010/04/06/choses-vues%e2%80%a6/</link>
		<comments>http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/2010/04/06/choses-vues%e2%80%a6/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 06 Apr 2010 11:02:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>M. Christian Gaudin, sénateur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[faune et flore]]></category>
		<category><![CDATA[Kerguelen]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/?p=571</guid>
		<description><![CDATA[Kerguelen est un merveilleux endroit et je voudrais terminer mon escale par quelques images comme ce paysage magnifique depuis le haut de la pointe Suzanne.
 
 
 
 

Cette Sterne « mulotant » au Val Studer, battant des ailes immobile face au vent comme les faucons de nos régions, dans l’attente d’une proie à saisir.
 
 
 
 
 
Cette azorelle majestueuse, dont les plus grandes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-572" title="clip_image002" src="http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/files/clip_image00236-150x150.jpg" alt="clip image00236 150x150 Choses vues…" width="150" height="150" />Kerguelen est un merveilleux endroit et je voudrais terminer mon escale par quelques images comme ce paysage magnifique depuis le haut de la pointe Suzanne.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-571"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-573" title="clip_image003" src="http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/files/clip_image00332-150x150.jpg" alt="clip image00332 150x150 Choses vues…" width="150" height="150" />Cette Sterne « mulotant » au Val Studer, battant des ailes immobile face au vent comme les faucons de nos régions, dans l’attente d’une proie à saisir.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-574" title="clip_image004" src="http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/files/clip_image00429-150x150.jpg" alt="clip image00429 150x150 Choses vues…" width="150" height="150" />Cette azorelle majestueuse, dont les plus grandes et les plus veilles peuvent avoir une centaine d’années, ne grandissant parfois que d’à peine 1 cm par an. S’adaptant à bien des milieux hostiles, elle est pourtant extrêmement fragile. Ne vivant que par ses extrémités, elle meurt si elle est ouverte et piétinée.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/2010/04/06/choses-vues%e2%80%a6/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Minou, ce dangereux prédateur</title>
		<link>http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/2010/04/06/minou-ce-dangereux-predateur/</link>
		<comments>http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/2010/04/06/minou-ce-dangereux-predateur/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 06 Apr 2010 08:36:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>M. Christian Gaudin, sénateur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[faune et flore]]></category>
		<category><![CDATA[Kerguelen]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/?p=560</guid>
		<description><![CDATA[Au jeu des sept familles de Kerguelen, dans la famille des introduits, je voudrais … le chat.
Au début des années 1950, deux ou trois chats on été introduits sur la base, ils sont maintenant entre 6 et 7 000. Revenus à l’état sauvage, ils sont appelés « chat haret ».
 
 
 
 
Ce matin au cours de notre visite du site [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-561" title="clip_image002" src="http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/files/clip_image00235.jpg" alt="clip image00235 Minou, ce dangereux prédateur" width="137" height="103" />Au jeu des sept familles de Kerguelen, dans la famille des introduits, je voudrais … le chat.</p>
<p style="text-align: justify;">Au début des années 1950, deux ou trois chats on été introduits sur la base, ils sont maintenant entre 6 et 7 000. Revenus à l’état sauvage, ils sont appelés « chat haret ».</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> <span id="more-560"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-562" title="clip_image003" src="http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/files/clip_image00331-150x150.jpg" alt="clip image00331 150x150 Minou, ce dangereux prédateur" width="150" height="150" />Ce matin au cours de notre visite du site de pointe Suzanne, à proximité immédiate de la cabane scientifique, nous découvrons un chionis mort. Minou pointe son museau inquiet qu’on s’empare de son forfait. Le chionis est plutôt rare dans les parages et pour cause, peu farouche, il est une proie facile.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-563" title="clip_image004" src="http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/files/clip_image00428-150x150.jpg" alt="clip image00428 150x150 Minou, ce dangereux prédateur" width="150" height="150" />Les chats n’ont pas de prédateur sur l’île, leur population s’est donc développée avec pour seules limites le climat et la nourriture disponible. La population est suivie scientifiquement depuis 1994 pour comprendre ses fluctuations brutales mais naturelles liées à ces deux facteurs. Elle se fonde sur le comptage, le piégeage et différents prélèvements organiques. Les proies du chat sont également suivies.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-564" title="clip_image005" src="http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/files/clip_image00512.jpg" alt="clip image00512 Minou, ce dangereux prédateur" width="120" height="105" />Pour connaître la prédation des chats, une des techniques est de dénombrer les ailes que l’on retrouve sur le sol. En effet, à la différence du skua, le chat va broyer l’os de l’aile et la détacher du corps pour dévorer sa proie (photo, une aile prion).</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">L’éradication du chat semble très difficile à cause de l’étendue de Kerguelen mais aussi de la méthode envisageable qui consisterait à introduire un virus mortel spécifique au chat avec le danger de le voir attaquer une autre espèce. Il faut aussi noter que le chat ne mange pas que des oiseaux mais aussi des BLO qui eux-mêmes mangent plusieurs invasives… Il vaut mieux effectuer quelques recherches avant de rejouer aux apprentis sorciers.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blogs.senat.fr/iles-subantarctiques/2010/04/06/minou-ce-dangereux-predateur/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
