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	<title>Commentaires sur : Retour sur l&#8217;atelier de prospective</title>
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	<link>http://blogs.senat.fr/maladies-emergentes/2012/05/25/retour-sur-latelier-de-prospective/</link>
	<description>Un blog de la délégation à la prospective du Sénat</description>
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		<item>
		<title>Par : Délégation à la prospective</title>
		<link>http://blogs.senat.fr/maladies-emergentes/2012/05/25/retour-sur-latelier-de-prospective/comment-page-1/#comment-69</link>
		<dc:creator>Délégation à la prospective</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 Jun 2012 08:35:41 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://blogs.senat.fr/maladies-emergentes/?p=767#comment-69</guid>
		<description>Association Lyme Sans Frontières
47 rue du Markstein
67100 STRASBOURG
 
Email : associationlymesansfrontieres@gmail.com

                                               
 
                                                                           Madame Fabienne Keller
                                                                           Sénatrice du Bas-Rhin
                                                                           2, rue du Saumon
                                                                           67000 Strasbourg
 
 
                                                                             Strasbourg, le 28 mai 2012
 
Madame la Sénatrice,
 
Nous vous remercions de votre bien aimable invitation à participer à l&#039;atelier de prospective sur les nouvelles menaces des maladies infectieuses émergentes (MIE), le jeudi 24 mai 2012, au Sénat.
Nous avons écouté avec beaucoup d&#039;intérêt les différents intervenants et avons relevé certains points que nous aimerions vous soumettre, dans le cadre de la problématique de la Borréliose de Lyme.
 
  Madame Catherine LEPORT, ainsi que d&#039;autres experts, ont souligné « le problème de la résistance aux antibiotiques dans certains traitements, résistance qui est préoccupante ».
&gt; Notre question : 
Cela laisse-t-il la place à d&#039;autres approches thérapeutiques? Si oui, lesquelles?
 
  Monsieur Daniel CHRISTMAN a souligné l&#039;importance de « mesures à prendre » en ce qui concerne:
« 1)  le développement des outils diagnostiques
   2) le développement d&#039;outils thérapeutiques différents de ceux qui ont été enseignés par le passé ».
&gt; Nos questions: 
1) Les outils diagnostiques existants et performants pour la détection de la Borréliose de Lyme, outils de toute dernière génération, utilisés très fréquemment et non controversés en Allemagne, ne sont-ils pas déjà une première réponse aux propositions de Monsieur Christman? 
2) Les pratiques thérapeutiques du Groupe de médecins cliniciens CHRONIMED – pratiques novatrices en France mais cependant assises sur celles qui sont éprouvées depuis vingt ans en Afrique du Sud par le Docteur Cécile Jadin, et en Amérique du Nord par les médecins experts collaborant sous l&#039;égide de l&#039;ILADS (International Lyme and Associated Disease Society) -  et soutenues par les Professeurs Luc Montagnier et Christian Perronne, ne sont-elles pas là encore une première réponse aux suggestions de Monsieur Christman?
3) Ne serait-il pas opportun de générer un échange collaboratif constructif entre ces deux pôles d&#039;expertise actuellement divisés, afin qu&#039;ensemble, diagnostics et thérapies soient optimisés au bénéfice des malades et des services de santé français (détection précoce, soins appropriés, pas de longues maladies invalidantes et donc coût faible pour la Sécurité Sociale)?
 
  Monsieur Hugues de JOUVENEL a souligné « l&#039;existence de controverses entre les scientifiques, ainsi que l&#039;absence de corrélation entre les savoirs experts et les savoirs profanes ».
&gt; Notre question: 
Face à ces divergences de point de vue entre experts, mais aussi la réalité de terrain vécue depuis des années par des médecins spécialistes Outre-Atlantique, en Afrique du Sud, en Allemagne, en France à travers CHRONIMED et de nombreux médecins isolés, ne serait-il pas opportun, une fois encore,  de confronter urgemment ces savoirs afin que les actuelles polémiques relatives à la Borréliose de Lyme cessent, et que l&#039;on soigne les malades sans aveuglement et avec succès?
 
  Madame Marie-Christine BLANDIN a « plaidé pour les retours d&#039;expérience », et souligne que  « la biodiversité nous apporte des cochonneries mais aussi des remèdes », tout en mentionnant que « seule l&#039;action publique est suffisante ».
&gt; Nos questions: 
1) D&#039;une part, les savoirs profanes, les recherches et connaissances théoriques et pratiques des malades qui veulent aujourd&#039;hui être entendus et soignés – lesquels finissent bien souvent par en savoir beaucoup plus sur la Borréliose de Lyme que leurs médecins ; d&#039;autre part, le vécu des médecins compétents qui s&#039;attachent à soigner avec des pratiques médicales « différentes de celles qui ont été enseignées » - ce qui leur vaut fréquemment d&#039;être harcelés par leurs pairs et les Autorités de Santé, à l&#039;instar de certains biologistes, notamment en Alsace  : 
tout cela ne participe-t-il pas déjà d&#039;un réel retour d&#039;expérience à considérer au plus haut niveau?
2) Dans ce que nous apporte la biodiversité, n&#039;existe-t-il pas déjà des outils thérapeutiques qui ont depuis bien longtemps fait leurs preuves (aromathérapie, phytothérapie,...)? Ceux-ci ne pourraient-ils pas être  considérés à leur juste valeur dans le cadre d&#039;une médecine intégrative (cf les pratiques thérapeutiques actuelles en Allemagne et en Suisse, par exemple, mais aussi  celles décrites par le Docteur Dominique RUEFF dans son livre « Mieux que guérir », Ed Josette Lyon, novembre 2011)?
 
  Monsieur Alain EPELBOIN « plaide pour la qualité du traitement des personnes ».
&gt; Notre question: 
Le Serment d&#039;Hippocrate n&#039;est-il pas à ce niveau en effet régulièrement bafoué? Combien de malades sont-ils aujourd&#039;hui quotidiennement éconduits et livrés à eux-mêmes dans une détresse sans fond par des médecins méconnaissant la maladie de Lyme?
 
  Sans que les propos émis par ces deux experts que sont Monsieur Didier RAOULT et Monsieur Benoît MIRIBEL suscitent de questions de notre part, nous soulignons et soutenons leur combat à mener contre « l&#039;aveuglement » ainsi que la « nécessaire approche transversale et pluridisciplinaire sans frontières » dans le cas qui nous préoccupe.
 
A travers les quelques éléments exposés ci-dessus, l&#039;association Lyme Sans Frontières souhaite attirer votre attention, Madame la Sénatrice, sur ce grave sujet de Santé Publique que constitue la maladie de Lyme: s&#039;il divise les experts, il n&#039;en réunit pas moins les malades qui demandent maintenant haut et fort que des mesures concrètes, sérieuses et réactualisées face aux nouvelles connaissances, soient enfin considérées de manière consensuelle et indiscutable dans leur intérêt mais aussi dans celui du Gouvernement. Ce dernier saura indéniablement y trouver un réel bénéfice financier et une nécessaire sérénité - des milliards d&#039;euros étant dépensés inutilement par méconnaissance de la chronicité de la maladie, chronicité qui conduit à l&#039;apparition de pathologies souvent graves et de longue durée.
 
Nous vous prions d&#039;agréer, Madame la Sénatrice, l&#039;expression de nos sentiments les meilleurs.
 
 
                              Pour le Président de l&#039;association Lyme Sans Frontières
                                               Judith ALBERTAT, membre fondateur
                                               Michel TRIBOUT, Trésorier</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Association Lyme Sans Frontières<br >
47 rue du Markstein<br >
67100 STRASBOURG</p>
<p>Email : <a href="mailto:associationlymesansfrontieres@gmail.com">associationlymesansfrontieres@gmail.com</a></p>
<p>                                                                           Madame Fabienne Keller<br >
                                                                           Sénatrice du Bas-Rhin<br >
                                                                           2, rue du Saumon<br >
                                                                           67000 Strasbourg</p>
<p>                                                                             Strasbourg, le 28 mai 2012</p>
<p>Madame la Sénatrice,</p>
<p>Nous vous remercions de votre bien aimable invitation à participer à l&#8217;atelier de prospective sur les nouvelles menaces des maladies infectieuses émergentes (MIE), le jeudi 24 mai 2012, au Sénat.<br >
Nous avons écouté avec beaucoup d&#8217;intérêt les différents intervenants et avons relevé certains points que nous aimerions vous soumettre, dans le cadre de la problématique de la Borréliose de Lyme.</p>
<p>  Madame Catherine LEPORT, ainsi que d&#8217;autres experts, ont souligné « le problème de la résistance aux antibiotiques dans certains traitements, résistance qui est préoccupante ».<br >
&gt; Notre question :<br >
Cela laisse-t-il la place à d&#8217;autres approches thérapeutiques? Si oui, lesquelles?</p>
<p>  Monsieur Daniel CHRISTMAN a souligné l&#8217;importance de « mesures à prendre » en ce qui concerne:<br >
« 1)  le développement des outils diagnostiques<br >
   2) le développement d&#8217;outils thérapeutiques différents de ceux qui ont été enseignés par le passé ».<br >
&gt; Nos questions:<br >
1) Les outils diagnostiques existants et performants pour la détection de la Borréliose de Lyme, outils de toute dernière génération, utilisés très fréquemment et non controversés en Allemagne, ne sont-ils pas déjà une première réponse aux propositions de Monsieur Christman?<br >
2) Les pratiques thérapeutiques du Groupe de médecins cliniciens CHRONIMED – pratiques novatrices en France mais cependant assises sur celles qui sont éprouvées depuis vingt ans en Afrique du Sud par le Docteur Cécile Jadin, et en Amérique du Nord par les médecins experts collaborant sous l&#8217;égide de l&#8217;ILADS (International Lyme and Associated Disease Society) &#8211;  et soutenues par les Professeurs Luc Montagnier et Christian Perronne, ne sont-elles pas là encore une première réponse aux suggestions de Monsieur Christman?<br >
3) Ne serait-il pas opportun de générer un échange collaboratif constructif entre ces deux pôles d&#8217;expertise actuellement divisés, afin qu&#8217;ensemble, diagnostics et thérapies soient optimisés au bénéfice des malades et des services de santé français (détection précoce, soins appropriés, pas de longues maladies invalidantes et donc coût faible pour la Sécurité Sociale)?</p>
<p>  Monsieur Hugues de JOUVENEL a souligné « l&#8217;existence de controverses entre les scientifiques, ainsi que l&#8217;absence de corrélation entre les savoirs experts et les savoirs profanes ».<br >
&gt; Notre question:<br >
Face à ces divergences de point de vue entre experts, mais aussi la réalité de terrain vécue depuis des années par des médecins spécialistes Outre-Atlantique, en Afrique du Sud, en Allemagne, en France à travers CHRONIMED et de nombreux médecins isolés, ne serait-il pas opportun, une fois encore,  de confronter urgemment ces savoirs afin que les actuelles polémiques relatives à la Borréliose de Lyme cessent, et que l&#8217;on soigne les malades sans aveuglement et avec succès?</p>
<p>  Madame Marie-Christine BLANDIN a « plaidé pour les retours d&#8217;expérience », et souligne que  « la biodiversité nous apporte des cochonneries mais aussi des remèdes », tout en mentionnant que « seule l&#8217;action publique est suffisante ».<br >
&gt; Nos questions:<br >
1) D&#8217;une part, les savoirs profanes, les recherches et connaissances théoriques et pratiques des malades qui veulent aujourd&#8217;hui être entendus et soignés – lesquels finissent bien souvent par en savoir beaucoup plus sur la Borréliose de Lyme que leurs médecins ; d&#8217;autre part, le vécu des médecins compétents qui s&#8217;attachent à soigner avec des pratiques médicales « différentes de celles qui ont été enseignées » &#8211; ce qui leur vaut fréquemment d&#8217;être harcelés par leurs pairs et les Autorités de Santé, à l&#8217;instar de certains biologistes, notamment en Alsace  :<br >
tout cela ne participe-t-il pas déjà d&#8217;un réel retour d&#8217;expérience à considérer au plus haut niveau?<br >
2) Dans ce que nous apporte la biodiversité, n&#8217;existe-t-il pas déjà des outils thérapeutiques qui ont depuis bien longtemps fait leurs preuves (aromathérapie, phytothérapie,&#8230;)? Ceux-ci ne pourraient-ils pas être  considérés à leur juste valeur dans le cadre d&#8217;une médecine intégrative (cf les pratiques thérapeutiques actuelles en Allemagne et en Suisse, par exemple, mais aussi  celles décrites par le Docteur Dominique RUEFF dans son livre « Mieux que guérir », Ed Josette Lyon, novembre 2011)?</p>
<p>  Monsieur Alain EPELBOIN « plaide pour la qualité du traitement des personnes ».<br >
&gt; Notre question:<br >
Le Serment d&#8217;Hippocrate n&#8217;est-il pas à ce niveau en effet régulièrement bafoué? Combien de malades sont-ils aujourd&#8217;hui quotidiennement éconduits et livrés à eux-mêmes dans une détresse sans fond par des médecins méconnaissant la maladie de Lyme?</p>
<p>  Sans que les propos émis par ces deux experts que sont Monsieur Didier RAOULT et Monsieur Benoît MIRIBEL suscitent de questions de notre part, nous soulignons et soutenons leur combat à mener contre « l&#8217;aveuglement » ainsi que la « nécessaire approche transversale et pluridisciplinaire sans frontières » dans le cas qui nous préoccupe.</p>
<p>A travers les quelques éléments exposés ci-dessus, l&#8217;association Lyme Sans Frontières souhaite attirer votre attention, Madame la Sénatrice, sur ce grave sujet de Santé Publique que constitue la maladie de Lyme: s&#8217;il divise les experts, il n&#8217;en réunit pas moins les malades qui demandent maintenant haut et fort que des mesures concrètes, sérieuses et réactualisées face aux nouvelles connaissances, soient enfin considérées de manière consensuelle et indiscutable dans leur intérêt mais aussi dans celui du Gouvernement. Ce dernier saura indéniablement y trouver un réel bénéfice financier et une nécessaire sérénité &#8211; des milliards d&#8217;euros étant dépensés inutilement par méconnaissance de la chronicité de la maladie, chronicité qui conduit à l&#8217;apparition de pathologies souvent graves et de longue durée.</p>
<p>Nous vous prions d&#8217;agréer, Madame la Sénatrice, l&#8217;expression de nos sentiments les meilleurs.</p>
<p>                              Pour le Président de l&#8217;association Lyme Sans Frontières<br >
                                               Judith ALBERTAT, membre fondateur<br >
                                               Michel TRIBOUT, Trésorier</p>
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	<item>
		<title>Par : Docteur Philippe BARGAIN Service Médical d'Urgence d'ADP-CDG.</title>
		<link>http://blogs.senat.fr/maladies-emergentes/2012/05/25/retour-sur-latelier-de-prospective/comment-page-1/#comment-47</link>
		<dc:creator>Docteur Philippe BARGAIN Service Médical d'Urgence d'ADP-CDG.</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 May 2012 20:19:44 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://blogs.senat.fr/maladies-emergentes/?p=767#comment-47</guid>
		<description>Bonjour à tous. Je n&#039;ai pu pour des raisons professionnelles assister  à cet atelier de prospective au Sénat sous la coordination de madame Fabienne KELLER, sénatrice, à qui j&#039;avais eu le plaisir de présenter l&#039;organisation médicale ADP de l&#039;aéroport CDG. Grâce à la magie de la technique, j&#039;ai  visionné à mon retour les interventions des participants de haut niveau scientifique dont certains me sont connus : les professeurs Catherine LEPORT, François BRICAIRE et Jen-Claude MANUGUERRA entre autres...
Médecin généraliste, je dirige le Service Médical d&#039;Urgence d&#039;ADP-CDG. 
Tout en appréciant la pugnacité du professeur Didier RAOULT, lors de son intervention sur certaines confirmations concernant le VIH, à la 74 ième minute et pendant 26 secondes il met en doute la qualité du contrôle sanitaire à CDG en s&#039;appuyant sur deux exemples : celui du premier médecin, atteint du SRAS et rentré du Vietnam via CDG et celui d&#039;une varicelle remarquée à l&#039;embarquement d&#039;un vol pour le Canada. 
A ses propos critiques et désabusés, j&#039;apporte avec fermeté les correctifs suivants : d&#039;abord, il est évident que lorsque l&#039;on nous présente un enfant avec des éléments évocateurs de la varicelle, l&#039;enfant est examiné. Encore faut-il que l&#039;on nous informe. Et/ou que ses parents veuillent le faire examiner. Les parents seront dissuadés d&#039;embarquer avec l&#039;enfant et le certificat de contre-indication temporaire au voyage aérien pour la famille sera rédigé et délivré…permettant ou le report de l&#039;envol ou l&#039;annulation…Nous en rédigeons régulièrement.
 
Ensuite, dans le cadre de l&#039;affaire du SRAS, le docteur K. patient signalé, avait été reconnu à sa descente de l&#039;avion d&#039;Hanoï à la coupée de l&#039;avion, puis informé et examiné par l&#039;équipe médicale. Il refusait avec force d&#039;être hospitalisé à Paris, préférant se rendre au centre de médecine tropicale de Tourcoing chez le docteur M. La seule préconisation qu&#039;il acceptait était de porter un masque. Ce patient cohabitait avec le chauffeur de taxi durant les trois heures de route en portant le masque. Il était hospitalisé à son arrivée à Tourcoing fin mars. Et décédait fin mai d&#039;une toute autre pathologie sans rapport avec le SRAS. Pour votre information, le chauffeur de taxi n&#039;avait pas été infecté grâce à cette mesure barrière simple qu&#039;est le port du masque. Je rappelle que l&#039;on ne peut imposer aucune mesure de restriction ou de soins médicaux sans l&#039;accord du patient. Ces points ont d&#039;ailleurs été relevés lors de cet atelier de prospective.  Dans l&#039;affaire du docteur K, les médecins, infirmiers, et l&#039; élève-infirmière du SMU de CDG avaient accepté, pendant sept jours la quarantaine ferme à leur domicile par la DGS. Vous saurez apprécier l&#039;ambiance dans chaque foyer...Cocasserie administrative : pour la Sécurité Sociale, n&#039;étant pas &quot;malade&quot; en temps et place de travail, le placement en quarantaine ne relevait pas d&#039;un accident du travail. Et il a fallu batailler ferme devant certains TASS. Bien confraternellement à tous et avec un clin d&#039;oeil appuyé au confrère Didier RAOULT. Docteur Philippe BARGAIN.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour à tous. Je n&#8217;ai pu pour des raisons professionnelles assister  à cet atelier de prospective au Sénat sous la coordination de madame Fabienne KELLER, sénatrice, à qui j&#8217;avais eu le plaisir de présenter l&#8217;organisation médicale ADP de l&#8217;aéroport CDG. Grâce à la magie de la technique, j&#8217;ai  visionné à mon retour les interventions des participants de haut niveau scientifique dont certains me sont connus : les professeurs Catherine LEPORT, François BRICAIRE et Jen-Claude MANUGUERRA entre autres&#8230;<br >
Médecin généraliste, je dirige le Service Médical d&#8217;Urgence d&#8217;ADP-CDG.<br >
Tout en appréciant la pugnacité du professeur Didier RAOULT, lors de son intervention sur certaines confirmations concernant le VIH, à la 74 ième minute et pendant 26 secondes il met en doute la qualité du contrôle sanitaire à CDG en s&#8217;appuyant sur deux exemples : celui du premier médecin, atteint du SRAS et rentré du Vietnam via CDG et celui d&#8217;une varicelle remarquée à l&#8217;embarquement d&#8217;un vol pour le Canada.<br >
A ses propos critiques et désabusés, j&#8217;apporte avec fermeté les correctifs suivants : d&#8217;abord, il est évident que lorsque l&#8217;on nous présente un enfant avec des éléments évocateurs de la varicelle, l&#8217;enfant est examiné. Encore faut-il que l&#8217;on nous informe. Et/ou que ses parents veuillent le faire examiner. Les parents seront dissuadés d&#8217;embarquer avec l&#8217;enfant et le certificat de contre-indication temporaire au voyage aérien pour la famille sera rédigé et délivré…permettant ou le report de l&#8217;envol ou l&#8217;annulation…Nous en rédigeons régulièrement.</p>
<p>Ensuite, dans le cadre de l&#8217;affaire du SRAS, le docteur K. patient signalé, avait été reconnu à sa descente de l&#8217;avion d&#8217;Hanoï à la coupée de l&#8217;avion, puis informé et examiné par l&#8217;équipe médicale. Il refusait avec force d&#8217;être hospitalisé à Paris, préférant se rendre au centre de médecine tropicale de Tourcoing chez le docteur M. La seule préconisation qu&#8217;il acceptait était de porter un masque. Ce patient cohabitait avec le chauffeur de taxi durant les trois heures de route en portant le masque. Il était hospitalisé à son arrivée à Tourcoing fin mars. Et décédait fin mai d&#8217;une toute autre pathologie sans rapport avec le SRAS. Pour votre information, le chauffeur de taxi n&#8217;avait pas été infecté grâce à cette mesure barrière simple qu&#8217;est le port du masque. Je rappelle que l&#8217;on ne peut imposer aucune mesure de restriction ou de soins médicaux sans l&#8217;accord du patient. Ces points ont d&#8217;ailleurs été relevés lors de cet atelier de prospective.  Dans l&#8217;affaire du docteur K, les médecins, infirmiers, et l&#8217; élève-infirmière du SMU de CDG avaient accepté, pendant sept jours la quarantaine ferme à leur domicile par la DGS. Vous saurez apprécier l&#8217;ambiance dans chaque foyer&#8230;Cocasserie administrative : pour la Sécurité Sociale, n&#8217;étant pas &#8220;malade&#8221; en temps et place de travail, le placement en quarantaine ne relevait pas d&#8217;un accident du travail. Et il a fallu batailler ferme devant certains TASS. Bien confraternellement à tous et avec un clin d&#8217;oeil appuyé au confrère Didier RAOULT. Docteur Philippe BARGAIN.</p>
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	</item>
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