Engagement républicain et sentiment d'appartenance à la Nation

Renforcer la cohésion nationale

Les récents attentats ont montré combien notre communauté nationale pouvait être fragilisée par la montée en puissance du communautarisme. A force de célébrer sans cesse « les différences », peut-être avons-nous oublié de parler de ce qui rassemble, y compris dans sa dimension historique ?

Une seule communauté, pourtant, a su traverser l’histoire, forgeant les valeurs républicaines qui sont désormais les nôtres, et proposant, sans jamais exclure, un destin collectif à l’ensemble de ses membres : la communauté nationale.
Que faut-il faire pour renforcer la cohésion qui permet de souder le pays dans les épreuves?

Le « patriotisme », qui est le dévouement d’un individu envers un pays qu’il reconnaît comme sa patrie, est-il devenu un mot suranné, connoté ? Ou au contraire, est-il appelé, dans une forme renouvelée, sereine et moderne, à connaître un nouvel essor car répondant à un nouveau besoin ? Si c’est le cas, quelle forme doit-il prendre ?

Comment peut-il, par les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité qu’il promeut, offrir un cadre de réponse adapté à l’émergence des diverses formes de communautarisme ?

17 commentaires

17 commentaires à ce jour ↓

  • HADDOU

    Valeurs de la République – Laïcité – Unité nationale.
    Projet de proposition de loi.
    _______
    La constitution française du 4 octobre 1958 stipule que la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens.
    Malgré l’augmentation indéniable du niveau d’instruction des citoyens français et les progrès techniques incontestables réalisés en matière de communication, l’exercice de la souveraineté nationale n’a guère progressé depuis 1848, hormis le droit de vote reconnu aux femmes en 1944.
    Même le non-cumul des mandats dans l’espace et le temps, la rotation des responsables et l’autogestion ont beaucoup de difficultés à se mettre en place.
    La loi du 28 mars 1882 sur l’enseignement primaire obligatoire incluait, dans l’enseignement primaire, après l’instruction morale et civique, quelques notions usuelles de droit et d’économie politique.
    Il est grand temps pour le citoyen de cesser d’être un sujet et de devenir majeur. Le citoyen ne peut déléguer à ses représentants, voter lors d’un référendum, peut-être un jour exprimer un choix entre deux projets de loi, par exemple de finances, qui lui seraient proposés, sans connaître, pour le moins, le droit républicain (droit privé et droit public). Il y va, compte tenu des diversités actuelles du peuple français, de l’avenir de l’unité nationale, déjà affaiblie par la suppression du service national.
    Cet enseignement devrait occuper une place significative dans les programmes scolaires et faire l’objet d’une évaluation continue. Il nécessiterait un complément de formation pour tous les corps d’enseignants et même un nouveau corps d’enseignants.
    Pour ce faire, la proposition suivante devrait leur être soumise aux parlementaires.

    Proposition

    L’article L141-1 du code de l’éducation est complété ainsi qu’il suit : « L’enseignement public comprend à tous les degrés, entre autres, un enseignement du Droit Républicain (droit privé et droit public). ».

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    Véronique Réponse:

    j’approuve complètement.
    Car d’après notre droit français “Nul n’est censé ignorer la loi”.
    Ce serait un moyen simple de donner à tous les citoyens la possibilité de la connaître.

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  • KAP_75

    Renforcer et maintenir la cohésion, c’est peut-être avant tout mieux nous connaître les uns et les autres. Cela peut correspondre comme action à inciter les habitants de ce pays à échanger, se rencontrer, partager ensemble. C’est susciter la curiosité des concitoyens les uns envers les autres.

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  • Hub

    La cohésion nationale, qui jamais été autant contestée que ces dernières années, me semble être le résultat de 2 facteurs:

    1- Un communautarisme grandissant issu, n’en déplaise aux bien-pensants, de l’immigration importante des 40 dernières années.
    2- Une agression permanente du fait religieux par le gouvernement et les médias qui érigent la laïcité en religion de remplacement.

    1- Cette immigration récente, (qui n’a pas été contrôlée) contrairement aux vagues précédentes, n’a pas débouché sur une intégration.
    Les vagues précédentes d’immigration que la France a connue avaient débouché sur une forte et rapide intégration. A tel point qu’aujourd’hui les français d’origine russe, espagnole, italienne ou autres pays, même s’ils conservent le souvenir de leurs origines, se sentent français et sont reconnus comme français par les français plus “anciens”.

    Ces vagues d’immigration s’intégraient parce qu’elles souhaitaient s’intégrer : elles ne venaient pas en France en pensant repartir rapidement et elles souhaitaient adopter le mode de vie français plutôt que changer le mode de vie des français.

    Un problème issue des vagues de ces dernières décennies est qu’elles sont venues de continents différents, avec des cultures très éloignées de la nôtre ; et pour une grande partie avec une religion différente de la religion historique en Europe. N’oublions pas que l’Europe et la France sont des pays Chrétiens depuis plus de 1500 ans, ce qui a influencé sa culture, les relations interpersonnelles et le savoir-vivre / éducation.

    Cette nouvelle religion issue de l’immigration : l’islam, là aussi n’en déplaise aux bien-pensants, est une religion dont l’objectif est de se substituer à l’Etat, c’est une religion de gouvernement. Elle entre donc en conflit avec le mode de gouvernement et de savoir-vivre qui est le nôtre.

    C’est l’accumulation des différences qui a créé la difficulté voire même le refus d’intégration, et qui porte donc par conséquence atteinte à la cohésion nationale.

    Ce constat succinct posé, il est important de proposer des solutions:
    Afin d’aider ces populations à s’intégrer et redonner de la cohérence à notre nation, il serait nécessaire de leur apprendre à séparer le fait religieux du fait de gouvernement.
    Cela passe par évidemment par l’éducation mais également par le courage d’oser dire que l’Islam tel qu’il est enseigné aujourd’hui n’est pas compatible avec le mode de gouvernement français.
    Ensuite il est nécessaire, à travers l’éducation des populations immigrées (et de leur descendance non intégrée) d’expliquer en permanence les valeurs françaises de gouvernement, sans pour autant dénigrer les valeurs de la religion.

    Autre élément de rupture de cohésion nationale:
    Sous prétexte de vouloir intégrer la religion musulmane, depuis quelques années et afin de ne pas la nommer, l’Etat et les politiques et les médias font comme si toutes les religions étaient sur le même pied face à l’opposition à l’Etat.
    Or il n’en est rien. Que ce soit les Juifs, les Chrétiens, Les Bouddhistes, etc…. aucune de ces religions ne s’opposent à l’Etat.
    - Seul l’Islam souhaite imposer un mode de vie différent et prône une religion d’Etat (la Charia).
    - Seul l’Islam souhaite séparer les garçons et les filles à l’école, à la piscine, dans les réunions publiques, etc… au nom de la religion.

    Il est donc important d’arrêter de stigmatiser l’ensemble des religions au prétexte de ne pas vouloir en blesser une. Cette méthode des politiques, des médias, et du gouvernement amène naturellement ceux qui croient ou qui soutiennent les autres religions à se communautariser eux aussi ! … et donc à dégrader la cohésion nationale .
    La cohésion nationale nécessite une reconnaissance réelle de tous, quelques soient leur croyance et conviction. Elle doit s’opposer à tout communautarisme.

    Il faut bien sur utiliser l’expression à la mode et « éviter de faire des amalgames ». Tous les immigrés musulmans, pour les citer, ne sont pas dans la même situation. De nombreux immigrés ont réussi à bien s’intégrer, ont accepté le mode de vie français et ne cherchent pas à le changer….. mais malheureusement ça n’est pas la majorité.

    Cette contribution est très succinct, le sujet est trop vaste pour être exposé en quelques lignes

    Pour conclure en ouvrant le débat sur la responsabilité du gouvernement actuel:
    Un gouvernement qui parle de cohésion nationale aurait mieux fait de ne pas opposer les français les uns aux autres en adressant des sujets de sociétés avant d’avoir réglés les problèmes économiques auxquels les français sont exposés quotidiennement.

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  • tti

    Un citoyen d’un autre pays a autant de valeur qu’un citoyen de ce pays.

    On peut choisir d’essayer d’arranger les choses dans sa ville, en France, à l’étranger, voir dans le monde entier si on en a le courage.

    Il est important de défendre les choses qui sont bien au niveau national, car c’est un niveau d’action qui est accessible. A chacun ses possibilités. Un commentaire, un vote, une proposition de loi…

    On peut défendre les choses qu’on trouve bien en France. Les valeurs de la république, le système de santé, etc.

    Attention à ce que la cohésion nationale ne tourne pas à l’exclusion de l’autre. La France n’est pas un groupe fermé. La France est une des facettes de notre identité. Il est important de rester ouvert sur le monde.

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  • gache

    La cohesion social.

    les représentants d’un peuple est toujours issu de celui-ci. si nous voulons plus de cohesion il faut plus d’education, il y a dans notre societé des communautarisme, que je qualifierais d’inné, personne ne peut aller contre ce phénomène, le besoin de chaque individu de s’identifier a un genre a un groupe, le danger est qu’un ou plusieurs ne s’identifie pas a l’ensemble des autres groupes dans ce qu’il y a de plus commun a l’ensemble de ce-ci ” les valeur que nous reconnaissons tous universellement” faudrait peu-etres ajouter au triptique “parler”.

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  • cuny

    Mêmes droits et mêmes devoirs pour tous sans exception , ET SURTOUT SANS DÉROGATION PAR NOS ELUS.
    Du plus grand de nos élus au plus modeste d’entre nous.
    La cohésion commence par là.

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  • Lebeuzenot

    Les 6 thèmes de réflexion proposés ont fait l’objet de nombreuses études, rapports et publications. Je vous propose des actions concrètes à réaliser au plus tôt :
    Lancer une campagne ” J’aime la France ” ! L’initiative en reviendrait aux deux assemblées ( Assemblée Nationale et Sénat) et pas au gouvernement pour éviter toute récupération politicienne. Le financement serait assuré par un partenariat public privé : 20 % par les budgets spécifiques des deux assemblées; les 80 % par les grands distributeurs : Gap; Zara, C&A, Leclerc, Carrefour, Auchan…. qui commercialiseraient le tee-shirt ” J’aime la France ” !!

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  • Lebeuzenot

    Suite de mon message précédent !! 2e action proposée.
    Utiliser pleinement les compétences et l’efficacité du ” Souvenir Français “. Il dispose d’associations dans de nombreuses villes et d’intervenants bien formés pour venir dans les écoles parler du ” Devoir de Mémoire “. Les supports pédagogiques existent (papiers et audiovisuels). ” le Souvenir Français” accompagne et finance les voyages de classe sur les ” lieux de mémoire “.
    Un autre relais de cohésion sont les “conseils municipaux des Jeunes”. Là encore, des intervenants bénévoles, bien sélectionnés pour leur impartialité, peuvent utilement assurer des présentations thématiques sur les sujets de cohésion Nationale, de solidarité, de projets rassembleurs à mettre en oeuvre rapidement dans la commune.
    Par exemple les opérations types ” nettoyons la foret ” où des groupes de randonneurs vont ramasser les déchets des promeneurs permettent des actions pédagogiques inter-ages.
    Il importe que les propositions soient simples, ne demandent pas de nouveaux textes législatifs ou réglementaires ni des budgets conséquents.
    Les communes ou communautés de communes semblent être le niveau idéal pour une mobilisation efficace.

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  • Hub

    La démarche qui consiste à demander des solutions est bonnes, mais toute solution non basée sur un diagnostic fiable risque de n’être que de la poudre aux Yeux, et ça les français n’en veule plus.

    La première question devrait donc être : ” qu’est ce qui empêche la cohésion nationale?”

    Et pour répondre à cette première question, l’analyse de la construction de la cohésion nationale telle qu’elle a existé (à moins qu’elle n’ai jamais existé…pour certains) au 20ème siècle est primordiale.

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  • muller

    Afin de parvenir à une meilleure cohésion nationale, il me semble évident qu’il faudrait consulter (référendum)le peuple sur les grands thèmes de sociétés, impôts, immigration, dépenses publiques.

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  • lyonnais

    Comme certains l’ont déjà observé, la cohésion nationale dans notre pays est mise à mal par l’existence de communautés fonctionnant de plus en plus en vase clos, avec de la méfiance les unes envers les autres.

    Chacun peut expliquer ce phénomène par ses propres analyses.

    Mais au lieu de viser au renforcement de la cohésion, de “l’unité” “nationale – qui suggère l’idée de nation, c’est-à-dire des critères d’appartenance à un groupe défini par des critères ethniques, une longue histoire commune, une langue, une culture et donc une cohésion certaine découlant de tous ces traits communs aux membres de la nation – il vaut sans doute mieux, dans le contexte actuel de notre société, viser l’équilibre “social”, c’est-à-dire la coexistence paisible.

    Il me semble difficile aujourd’hui de continuer à parler de nation à l’échelle de la population française, pour la simple raison que le communautarisme crée des communautés hors de la nation. De cette nuance découle les choix de notre avenir, nos possibilités futures. Il est hypocrite de parler d’”unité nationale”, de “cohésion nationale”, de “République une et indivisible” lorsque les politiques de ces cinq décennies ont morcelé, “déconstruit” (pour reprendre un terme en vogue dans le vocabulaire des rapports ministériels) la nation française.

    Une chose certainement utile serait de cesser de percevoir le patriotisme français de façon péjorative. Aujourd’hui toutes les communautés, quelles qu’elles soient, ont le droit de manifester leur fierté en utilisant leurs symboles, mais l’utilisation des symboles français en dehors des cadres officiels ou sportifs est souvent méprisée.

    N’ayons pas honte de ce que nous sommes et réfléchissons à l’avenir que nous souhaitons pour notre pays.

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  • Carrier

    Juste un peu de bon sens, beaucoups de respect, de vérité, d’honnêteté, et quelques principes intelligents = une bonne éducation en somme!
    Juste appliquer les valeurs de cette France une et indivisible… pour laquelle se sont battus nos aînés sans compter leur vie, en comptant leurs morts! Mais ceux qui commémorent semblent avoir perdu le bon sens, le respect, la vérité, l’honnêteté et jusqu’à l’honneur en se prêtant à la banalisation de tout!!!!!!!!

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  • Patrick BESSET

    Pour obtenir de la cohésion sociale, il faut tout d’abord que les citoyens français se sentent impliqués dans la vie publique, dans la vie politique.
    Obtenir cette vision républicaine de notre nation passe par l’amendement de notre Constitution pour rendre obligatoire l’expression du vote lors de chaque élection et punissable d’une amende significative d’au moins une journée de salaire moyen, tout manquement non excusable à cette obligation de vote.

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  • calou

    La cohésion sociale ne peut se faire qu’autour d’une vision commune qui ait du sens pour tous. Et des politiciens exemplaires et plus soucieux de l’avenir des Français et des peuples en général, seraient vraiment aidant dans ce domaine : ils se doivent d’être à l’écoute et de donner de l’écho, tout en étant les garants d’un débat respectueux des personnes, d’une prise en compte des minorités. Ils devraient aussi être pédagogues afin d’inciter les Français à dépasser leur individualité, leur égocentrisme, et dégager une image optimiste des perspectives offertes par notre magnifique pays.

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  • Yveline

    La réorganisation de l’administration territoriale a laissé le citoyen démuni particulièrement dans les zones rurales.
    L’intercommunalité, dont le lieu de décision, le conseil communautaire, est désormais le niveau où se prennent les décisions. Le transfert, obligatoire ou automatique des compétences jusqu’à maintenant exercées par les communes, a dépouillé les citoyens de leur droits, de regard ou d’intervention au niveau communal. Les conseils municipaux sont devenus des chambres d’enregistrement des décisions du conseil communautaire.
    Un élu peu au fait des arcanes politiciennes aura toutes les difficultés pour défendre ses projets pour sa commune.
    Les fonds européens sont drainés par les grands pôles urbains et là encore, un élu rural aura bien des difficultés pour faire avancer un projet de revitalisation de sa commune. Il n’y a guère que les lavoirs ou petits éléments du patrimoine local qui pourront lever quelques menus financements.
    Ce constat laisse à penser que les territoires ruraux sont délibérément abandonnés par les politiques d’aménagement, par les technocrates qui ont pris le pas administratif et financier sur des élus dépassés (les réunions sur la gestion de l’eau ou sur le SCOT sont d’excellents indicateurs), déconnectés de la réalité du terrain, pas assez chic, pas assez riche. Dès lors, la révolte silencieuse des urnes devrait alerter sur l’état abyssal de la fracture urbain/rural et sur l’urgence de réactiver la démocratie locale (élection des présidents de communautés de commune au suffrage universel ?)

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  • XB

    Le rapport de Mr LE président du sénat est très intéressant et aborde les préoccupations et perspectives sur la cohésion nationale ! Il est important de souligner que cette cohésion se construit à plusieurs niveaux, que les différentes fonctions de l’état et des élus interviennent pour cette cohésion ! Elle est donc essentielle pour les citoyens et leurs confrontations aux différentes fluctuations sociétales et pas seulement migratoire, véritable évolution nationale comme européenne et mondiale ! Le fait de devoir toujours progresser, toujours assumer l’essentiel doit permettre de meilleures protections et sécurités sociétales, et aussi pratique et techniques, méthodique et fonctionnelle, inclus les conflits parfois violent contre un extrémisme virulent et d’un autre contre nature la passivité et la compromission face à l’ennemi, mal qu’il faut absolument éradiquer, parmi d’autres !

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