Engagement républicain et sentiment d'appartenance à la Nation

Droits et devoirs de la citoyenneté française

L’intégration puis l’assimilation des résidents étrangers est une des conditions de la cohésion nationale, et un moyen efficace de lutter contre les communautarismes.

Chaque année, 100.000 ressortissants étrangers obtiennent la nationalité française , par déclaration ou par acquisition.

Certaines conditions doivent être remplies notamment le fait d’être assimilé à la société française par une connaissance de la langue, de l’Histoire, de la culture. Les principes et les valeurs sont rappelés dans la charte des droits et devoirs du citoyen français que le postulant doit signer.

Est-ce suffisant ? Comment faire en sorte qu’une demande de naturalisation corresponde à une adhésion pleine et entière aux principes de la République ? Faut-il être plus exigeant en ce qui concerne les naturalisations ?

L’acquisition de la nationalité française constitue une étape majeure dans le parcours d’intégration d’un étranger à la communauté nationale, un événement qui mérite d’être “célébré” par une manifestation solennelle et symbolique d’accueil dans la communauté française. La symbolique de cet accueil doit-elle être renforcée ?

2 commentaires

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  • OS

    L’appartenance à la nation est certainement l’un des thèmes les plus récurrents et importants depuis le long XIX siècle. En effet, la nation constitue le fondement de le cohésion sociale autour de valuers citoyennes et républicaines qui sont au fondement de nos institutions républicaines. Mais le débat sur l’appartenance au mythe national présente néanmoins deux défis majeurs. Le premier serait constitué par un sourd et constant appel identitaire qui s’évade des idéologies d’extrême droite et qui menace d’exclusion celle ou celui qui se présente différent par sa culture, sa langue ou sa nationalité. Cet appel menace gravement le fondement libéral qui constitue la base de la démocratie. Le libéralisme est en effet non seulement constitué de valeurs telles que la tolérance et le respect de la différence, mais est également basé sur des principles tel que le pluralisme, condition nécessaire d’une confrontation parlementaire. Le deuxième défi qui se présente face au débat sur la nation est celui posé par un monde global. Aujourd’hui, l’interdépendance entre les Etats, notamment celle économique, non seulement secoue considérablement l’architecture traditionnelle de l’Etat fondé sur la souveraineté et le traditionnel concept de frontière, mais pose également une véritable question par rapport à l’identité nationale. Par exemple, la multiplication des doubles, triples nationalités ainsi que la croissance régionalisation des espace comme en Europe contribuent à rendre toujours plus flou concepts comme celui d’appartenance nationale. Ainsi, y a-t-il un sens de parler d’identité nationale aujourd’hui? Ne doit-on pas orienter le débat plutôt sur une adhésion à la citoyenneté républicaine plutôt qu’à l’identité nationale? Je suis profondément convaincu que dans le monde post-national tel que nous le vivons aujourd’hui, la notion d’identité nationale doit être confinée à la sphère privée de l’individu, comme cela a été pour la religion. Laissons à l’espace public les valeurs de démocratie et de débat.

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  • Patrick BESSET

    Appartenir à la nation française c’est aujourd’hui appartenir à la République Française que l’on voudrait pérenne mais l’Histoire est mouvante…
    Pour le moins, je mets aujourd’hui au plus haut le devoir que devrait avoir le citoyen français dans ce paysage républicain de donner son avis par l’expression du vote qui doit donc devenir obligatoire car la Vème République n’en a fait qu’un Droit ; j’attends que cela devienne également un Devoir.

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