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Le Grand Paris est une évidence

Mercredi, 21 mai 2008

 Le Grand Paris est une évidence Pierre Mansat, adjoint du maire de Paris (à gauche de Bertrand Delanoë sur la photo) signe dans le Monde une tribune avec Stéphane Gatignon, le maire de Sevran dans laquelle il défend l’urgence de créer une nouvelle gouvernance pour la métropole.

Voici le texte de cette tribune :

Maire de Sevran, commune parmi les plus pauvres de la métropole, et adjoint au maire de Paris, capitale riche et attractive, ensemble nous prenons position : la métropole est la bonne échelle pour résoudre les inégalités entre nos villes. Nos réalités sont distinctes, notre avenir est commun. Le statu quo serait à coup sûr source d’étouffement. Il faut inventer un cadre démocratique, une gouvernance pour ce territoire.

La métropole parisienne est un lieu de vie, d’échanges. Les villes, les départements qui la composent sont dépendants les uns des autres. La métropole a besoin de penser les politiques publiques en phase avec cette communauté de destin. A défaut, les écarts pourraient se creuser entre les territoires trop souvent oubliés et les autres. Très loin d’une relation de domination entre Paris et la “banlieue” sur laquelle s’est construite l’histoire de l’agglomération, il faut maintenant passer à la culture de coopération et de solidarité.

Les inégalités sont éthiquement inacceptables, socialement inopérantes. Nous ne croyons pas à l’illusion de territoires dorés côtoyant les zones de grande pauvreté. Une ville, un département ne peuvent se développer au détriment de leurs voisins. Pour les grands projets – transports, logements, écologie, emplois -, les décisions doivent être cohérentes, les ressources comme les bénéfices doivent être partagés.

Prenons les transports. Aujourd’hui, tout le monde est d’accord : il faut construire le métrophérique (métro de la petite couronne). Nous n’acceptons pas que ce projet mette trente ans pour voir le jour. Il est urgent de permettre aux habitants de banlieue de pouvoir se déplacer sans passer par le centre. Il est urgent de désengorger les lignes de métro intra-muros, et plus encore le réseau express régional (RER), dont les dysfonctionnements deviennent des obstacles à l’embauche. Mettre cette question au coeur des préoccupations est une des clés du développement et du respect de l’environnement. Alors il faut faire vite. Il faut griller les étapes. Il faut que tous les partenaires de la métropole en prennent la décision ensemble ; et en donnent les moyens au syndicat des transports (STIF).

Autre enjeu, le logement. Pour sortir de la crise du logement, il faut construire 60 000 logements par an, dont beaucoup de logements sociaux. Cela dans un contexte de raréfaction des terrains et de flambée des prix du foncier en petite couronne. Nous ne relèverons pas ce défi chacun dans notre coin. Il faut mutualiser les moyens, chercher de nouveaux financements, inventer de nouveaux règlements. Il faut créer un nouvel équilibre entre l’est et l’ouest.

A la croisée de ces deux sujets, une meilleure répartition territoriale des pôles de développement est nécessaire, autant pour l’équilibre de la métropole que pour le rapprochement des bassins d’emploi et d’habitat. Les collectivités concernées doivent travailler ensemble pour apporter des réponses à ces questions d’intérêt général sans a priori concernant les formes de gouvernance et loin des débats d’ego. Une réforme de la fiscalité locale fondée sur la péréquation financière doit permettre la mutualisation des moyens.

Une nouvelle culture doit éclore. Le travail en commun, la transversalité, le respect autour de projets cohérents et crédibles à l’échelle métropolitaine en sont la base. Et puis, il faut des actes pour contribuer à l’émergence d’une identité commune. Par exemple, des lieux culturels communs.

La conférence métropolitaine réunira en juin des assises de la métropole parisienne, pour porter le débat devant la population. Nous y serons porteurs de cette nouvelle vision de notre avenir commun. Avec l’ambition de contribuer avec les représentants de toutes les collectivités de la métropole, toutes sensibilités confondues, à construire ensemble une métropole attractive et solidaire.

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Stéphane Gatignon, maire de Sevran, conseiller général de Seine-Saint-Denis

Pierre Mansat, adjoint au maire de Paris

Posté par Modérateur dans Presse  à 17:00 | Commentaires fermés | Rétroliens (0)

Delanoë appelle à la création de Paris métropole

Mardi, 25 mars 2008

portrait delanoe 2.serendipityThumb Delanoë appelle à la création de Paris métropole

A l’issue de son élection par le conseil municipal, Bertrand Delanoë a prononcé un discours dans lequel il appelle à la création de Paris métropole :

Le temps est venu de créer Paris métropole, véritable institution de l’agglomération, où s’exprimera, à cette échelle, la solidarité, y compris fiscale. Bien entendu, la région Ile de France sera au cêur du processus. Et nous travaillerons avec l’Etat, animés d’une seule préoccupation : agir utilement pour la vie quotidienne des habitants et des usagers, ces millions de femmes et d’hommes qui attendent des choix ambitieux, des actes clairs, indépendamment de toute autre considération.
Je m’adresse donc aujourd’hui, au-delà de leurs différences politiques, à tous nos collègues qui viennent d’être élus ou réélus à la tête des collectivités de l’agglomération : engageons rapidement une démarche commune pour définir une méthode et un calendrier.

Posté par Modérateur dans Débats  à 9:46 | Commentaires fermés | Rétroliens (0)

Audition du président du Conseil général de Seine-Saint-Denis

Jeudi, 17 janvier 2008

H BRAMY.serendipityThumb Audition du président du Conseil général de Seine Saint Denis

J’ai passé la matinée au Conseil général de Seine-Saint-Denis avec son président, Hervé Bramy (PC). Nous avons échangé sur notre vision du Grand Paris. Il a insisté sur la nécessité de commencer par un état des lieux sur ce qui marche et sur ce qui marche pas et a rappelé le rôle de l’Etat et la nécessité d’une volonté politique pour améliorer réellement la vie des habitants. Il a expliqué que les départements savaient déjà coopérer entre eux. Concernant le projet de Grand Paris, il a expliqué qu’il prendrait position publiquement prochainement mais nous avons convenu que les communes devaient demeurer l’échelon de proximité indispensable.

Philippe Dallier

Posté par Philippe Dallier, Sénateur dans Auditions  à 17:52 | Commentaires fermés | Rétroliens (0)

Bertrand Delanoë évoque le Grand Paris dans son programme

Lundi, 14 janvier 2008

portrait delanoe 2.serendipityThumb Bertrand Delanoë évoque le Grand Paris dans son programme
Bertrand Delanoë a présenté hier son programme pour les élections municipales dans lequel figure la rubrique suivante consacrée au Grand Paris :

Paris Métropole : raisonner à l’échelle de l’agglomération
Créer une structure qui permette d’orienter les choix d’implantation des entreprises ; vers une chambre de commerce et d’industrie unique en Ile de France ?
Impulser une coopération intercommunale dans les domaines sociaux, économiques et environnementaux.
Contribuer au développement d’infrastructures (métro) et de services (vélib) en banlieue.

Il précise dans son discours que :

L’avenir nous conduira aussi, sans doute, à raisonner à une autre échelle, celle de l’agglomération, qui a retrouvé ‘ et nous y avons pris une part décisive ‘ le sens du dialogue et du partenariat. Nous sommes favorables à la création d’une institution nouvelle, ce «Paris Métropole» qui peut dessiner des perspectives puissantes pour chacun de ses habitants, en unissant nos forces, en faisant vivre une vraie solidarité territoriale et économique, en mettant en cohérence nos pro-jets et nos actions.

Lire le compte-rendu du journal Le Monde

Posté par Modérateur dans Débats  à 15:54 | Commentaires fermés | Rétroliens (0)

Nicolas Sarkozy annonce une concertation après les municipales

Mercredi, 9 janvier 2008

08 01 08 confpresse discours.serendipityThumb Nicolas Sarkozy annonce une concertation après les municipalesVoici les extraits du discours du chef de l’Etat concernant le Grand Paris dans lesquels le chef de l’Etat annonce, en particulier, une concertation après les élections municipales.

Quelle ville devons-nous nous efforcer de construire en ce début de XXIe siècle ? Voilà la question à laquelle je voudrais que nous apportions une réponse française. C’est la raison pour laquelle j’ai voulu lancer la réflexion sur le Grand Paris, je veux dire par là la grande métropole que constitue l’agglomération parisienne et qui doit être considérée dans sa globalité parce qu’elle forme un tout.

Cette réflexion elle ne doit pas être engagée d’abord sous l’angle des institutions, sous l’angle de la gouvernance mais d’abord sous l’angle de l’urbanisme, de l’architecture, de la sociabilité, de la convivialité, de la qualité de la vie, de la place de l’Homme dans la ville.
Je veux faire de ce chantier le laboratoire de la modernité urbaine. Je veux qu’il soit l’occasion de remettre la France au premier rang en matière d’urbanisme et d’architecture. Je m’impliquerai là aussi personnellement dans ce chantier.

Naturellement tout sera fait en concertation, en association avec les Franciliens, avec leurs élus, avec les maires, avec les conseils généraux et le conseil régional. Mais je ne laisserai pas ce projet s’enliser.

Je ne laisserai personne le bloquer. La situation de l’agglomération parisienne est devenue
innacceptable. La dureté de la vie qu’elle impose à un trop grand nombre de ses habitants, les coûts humains, écologiques, sociaux qu’engendrent ses dysfonctionnements ne sont pas supportables.

Il faut que Paris retrouve sa vitalité, son rayonnement, son attractivité, sa créativité, qu’elle redevienne pour le monde entier le symbole d’un art de vivre et la plus belle ville du monde, que de nouveau elle étonne, elle surprenne, elle fascine et que tous ceux qui l’habitent soient heureux et fiers d’y vivre.

Nous en parlerons dès après les municipales.

Posté par Modérateur dans Débats  à 10:31 | Commentaires fermés | Rétroliens (0)

Marguerite, Haussmann II ou Metropolis ?

Jeudi, 20 décembre 2007

A l’occasion de la tenue de sa 18ème convention nationale de l’intercommunalité organisée en octobre, l’Assemblée des communautés de France a rendu publique une étude qui examine trois scenarii pour l’évolution de l’intercommunalité en Ile-de-France.

1er scénario : la “marguerite”

Le premier scénario est désigné par le nom d’une fleur, la marguerite. Il consisterait à articuler la gouvernance de l’agglomération parisienne autour de Paris et cinq ou six intercommunalités fusionnées ou dilatées.

Sur le plan institutionnel, l’ADCF estime que la coopération pourrait prendre plusieurs formes selon le degré d’intégration recherché entre ces ensembles : une association pour une coopération a minima, un syndicat mixte fermé aux seules intercommunalités, un syndicat mixte ouvert aux départements et à la région ou un statut sui generis.

Si l’ADCF névoque pas la disparition des départements, elle considère néanmoins qu’ils auraient vocation à évoluer pour devenir de simples agences chargées de délivrer des prestations. De même, ce scénario pourrait avoir pour conséquence de favoriser la spécialisation de la région sur quelques politiques sectorielles (transports, enseignement supérieur).

Posté par Modérateur dans Débats  à 12:40 | Commentaires (3) | Rétroliens (0)

Entretien dans “20 minutes”

Jeudi, 20 décembre 2007

J’ai accordé un entretien dans le journal gratuit 20 minutes de ce matin dans lequel j’explique pourquoi les institutions de l’Ile-de-France ne répondent plus aux besoins. Une précision toutefois, la mission m’a été confiée par l’Observatoire de la décentralisation du Sénat et non par le gouvernement comme l’indique, par erreur, le journal.

Philippe Dallier

Posté par Philippe Dallier, Sénateur dans Presse  à 10:23 | Commentaires fermés | Rétroliens (0)

Comparaison européenne de la qualité de vie dans les métropoles

Mardi, 11 décembre 2007

En novembre 2006, une enquête d’opinion a été réalisée, dans le cadre de « l’audit urbain » européen, en vue de mesurer les perceptions locales de la qualité de vie dans 75 villes des 27 pays membres de l’Union européenne, de la Croatie et de la Turquie.

Les répondants ‘ 500 personnes sélectionnées dans chaque ville de façon aléatoire mais représentatives de tous les quartiers de l’agglomération ‘ ont été invités à répondre à 23 questions sur la qualité de vie dans leur ville.

Cette enquête, réalisée par Gallup-Hongrie sous forme de sondage Eurobaromètre Flash, se révèle riche d’enseignements.

Si les personnes interrogées sont, quasi unanimement, satisfaites de vivre dans leur ville, elles expriment des sentiments nettement plus diversifiés (voire parfois très contrastés) sur certaines questions.

Ainsi, sur les questions de la pollution atmosphérique, du bruit, de la qualité des services (espaces verts, transports publics, infrastructures hospitalières), mais aussi du logement, de l’emploi et de la sécurité, des divergences considérables entre les opinions des habitants des différentes villes ont été mises en évidence.

Concernant Paris, on remarque que la capitale française tire assez nettement son épingle du jeu en matière d’emploi et de sentiment de sécurité. Les répondants parisiens apparaissent plutôt satisfaits de la qualité des équipements hospitaliers, des transports publics ainsi que des espaces verts.

En revanche, les Parisiens se montrent nettement plus réservés pour ce qui est de l’intégration des étrangers et de la pollution atmosphérique. Dans ces deux domaines, Paris tend à se retrouver en bas du classement.

C’est sur la question de la facilité à trouver un logement de qualité à un prix raisonnable que Paris se distingue le plus nettement des autres villes européennes : si, dans 13 villes européennes, plus de 90% des répondants estiment qu’il n’est pas possible de trouver un bon logement à un prix raisonnable, c’est à Paris que ce taux est le plus élevé.

Posté par Modérateur dans Europe  à 16:50 | Commentaires (1) | Rétroliens (0)

Echange avec Patrick Braouzec sur le Grand Paris

Lundi, 3 décembre 2007

Braouezec.serendipityThumb Echange avec Patrick Braouzec sur le Grand ParisJ’ai assisté ce matin à un colloque organisé au Sénat par le Centre d’histoire sociale du XXè siècle, le CNRS, Université Paris 1 Sorbonne, avec le soutien de la Ville de Paris, sur le thème « Aux origines de la gouvernance métropolitaine ».

Outre l’intervention de sociologues et d’historiens qui ont rappelé les grandes étapes de l’évolution de la gouvernance locale en Ile-de-France, j’ai pu avoir un échange de vues avec Patrick Braouzec, Député de Seine-Saint-Denis et Président de la communauté d’agglomération « Plaine commune ».

Patrick Braouzec est partisan d’un développement du « Grand Paris » basé sur quelques grandes intercommunalités regroupant chacune plusieurs centaines de milliers d’habitants. On appelle généralement cela, le modèle en pétales, Paris étant le cêur de cette fleur’Reste cependant posée la problématique des départements de la première couronne. Les maintenir revient alors à généraliser la couche supplémentaire dans notre mille feuilles administrativo-politique déjà si copieux.

Posté par Philippe Dallier, Sénateur dans Débats  à 18:26 | Commentaires fermés | Rétroliens (0)

Mes impressions après l’audition par la commission spéciale de la Région

Lundi, 3 décembre 2007

idf Mes impressions après laudition par la commission spéciale de la Région Pour la première fois depuis le début de ce travail, je jouais à front renversé puisque jusqu’à présent j’auditionnais mes interlocuteurs alors que là, c’est moi qui planchais.

Après un exposé que je n’ai pu limiter à moins de 40 minutes, ce qui était certainement trop long, le débat s’est engagé. J’ai immédiatement senti que la plupart de mes interlocuteurs s’interrogent sur le risque pour la Région d’une perte de pouvoir sur les grands dossiers, notamment le transport et l’activité économique. Il est vrai que la constitution d’une « entité », quel que soit son statut, de 6 à 8 millions d’habitants pose un vrai problème existentiel à la Région, mais l’Etat également pourrait s’inquiéter’

Quelles compétences, quelles limites, quelles ressources financières ? Les avis furent très partagés mais, chose rassurante, les clivages politiques ne sont pas une ligne de rupture. Dans tous les camps, les avis divergent. Tant mieux’

Posté par Philippe Dallier, Sénateur dans Auditions  à 14:43 | Commentaires fermés | Rétroliens (0)
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    Philippe Dallier, Sénateur de la Seine-Saint-Denis

    Philippe Dallier, Sénateur de la Seine-Saint-Denis.

    J’ai été désigné par l’Observatoire de la décentralisation du Sénat pour préparer un rapport sur les perspectives d’évolutions institutionnelles du Grand Paris.

    Au travers de ce blog, je souhaite vous associer à mon travail de rapporteur afin que vous puissiez m’aider à formuler des propositions innovantes et utiles. Je lirai avec attention vos contributions et je ferai mon possible pour répondre le plus rapidement possible. Je vous remercie de votre participation.
    Philippe Dallier

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